Mélik Ohanian
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Melik Ohanian est un photographe lyonnais habitant à Paris. Né en 1969, il produit des photographies vraiment évasives, empreintes d'une grande et sereine poésie de la nature. J'aime son travail qui me fait voyager dans les airs, pour ne pas dire dans l'espace du réel. On est entre le ciel et la terre, du moins dans sa série des Selected Recording. Cet artiste est une figure montante de l'art contemporain, il a notamment bénéficié d'une exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2002. Inspiré par l'image cinématographique (son père était photographe indépendant et caméraman), Mélik Ohanian joue de ce rapport entre l'individu et son milieu, entre l'individu et la société. Figure du passeur, il est un montreur de réalité.
On ne saurait vraiment dire si ses photographies nous racontent ou non une histoire. Sans véritable contenu narratif, elles ne sont pourtant pas dépourvues d'empreintes et de résonnances avec la vie de tout à chacun. Il faut dire que certains clichés s'inscrivent dans des contextes soci-culturels précis, comme les grèves des dockers du port de Liverpool par exemple. Ohanian utilise également la vidéo pour concevoir ses projets artistiques, en multipliant l'image, il parvient à la création de scénographies qui sont bien plus que des ambiances. L'image que vous vouyez est ce qu'il avait présenté à la Biennale de Lyon 2006, Seven minutes before, une projection en décalée sur 7 écrans contigus.
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Douglas Gordon
Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink
Je trouve l'oeuvre de Douglas Gordon assez hypnotisante. Cet artiste né en 1966 à Galsgow, où il vit et travaille, nous confronte à nous-même, à la face cachée de l'humain. Gordon est surtout connu pour ses vidéo. Il projette, photographie et installe des textes sur des murs. Détournement des images et manipulation visuelle font partie de son monde à la fois si tangible et surréaliste. Gordon a été de nombreuses fois primé par des récompenses de haute volée, comme le Premio 2000 de la Biennale de Venise en 1997. Comme des amnésies, il brûle et transperce les visages des stars d'Hollywood qui deviennent comme des monstres d'inhumanité. On l'a vu bien représenté à la FIAC de cette année, qui est comme une forme de consécration dans le monde très select de l'art contemporain.
Ca fait mal, ca fait peur, ca peut angoisser dans les images de mort et de décomposition cadavérique. Comme des horreurs que l'on refuserait d'admettre mais dont la réalité, pourtant, est bien présente. C'est tout cela que m'inspire son travail. Revendiquant une personnalité plutôt qu'un style, Douglas Gordon malmène l'icône de la société contemporaine. On se souvient ainsi qu'en 2005, il avait réalisé un film en braquant 17 caméras sur Zidane pendant un match. Il n'est pas rare de le voir exposé dans les meilleurs centres d'art contemporains internationaux...A suivre dans l'actualité.
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David Claerbout décevant
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Certaines personnes de ma connaissance, visiteurs de l'exposition David Claerbout au Centre Pompidou, ne m'ont pas vraiment donné envie d'aller voir cette installation. Ils ont été déçus. Cet artiste qui travaille sur la photographie a pourtant une oeuvre a priori assez riche. Mais un peu froide au demeurant. Le rapport qu'il exploite, entre le mouvement et l'immobile, est censé ouvrir le regard sur une autre perception de l'espace et du temps. Influencé par l'esthétique, Claerbout crée des mini-narrations qui replacent le spectacteur au coeur de l'oeuvre et du vivant. Dans les 300 m² de l'espace Pompidou, cinq de ses oeuvres sont projetées qui montrent des architectures contextualisées.
Je trouve ce rapport architecture-photographie très intéressant à explorer, en dehors de l'oeuvre personnelle de David Claerbout. Que l'on songe aux Becher notamment et à leurs séries photographiques du patrimoine industriel devenues des pièces historiques. Ici, le propos est beaucoup plus narratif que descriptif ou inventaire. De toute façon, il faudra faire un saut pour se faire une opinion réelle sur cette installation. Ceux qui l'auront raté pourront se rattraper en voyant l'expo Claerbout à Cambridge, St Gallen ou encore Tokyo jusqu'en 2009. Mais faudra prendre l'avion ou le train cette fois, tandis qu'un seul coup de métro suffit encore...jusqu'au 7 janvier.
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Le quotidien autrement : deux regards croisés
Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink
Autre exposition de photographies contemporaines en ce moment au centre culturel canadien: celles de Lisa Klapstock et de Paulette Phillips. Entre art vidéo et art photographique, leur travail sur l'image n'est pas très connu en France. Elles jouissent pourtant d'une réelle notoriété dans leur pays d'origine. Paulette Phillips s'amuse à sonder l'univers du quotidien, ce qui n'est pas si désuet que cela bien au contraire. Car le quotidien, c'est la vie à l'état pur si l'on peut dire, celle à laquelle on ne peut pas échapper. Mieux vaut s'en faire une alliée. L'artiste explore des facettes de notre rapport au monde, comme la déambulation dans une foule, la contemplation d'un paysage. Des choses simples et intimes dans lesquelles chacun peut se retrouver.
Quant à Lisa Klapstock, elle travaille plus précisément sur la foule, ou plutôt sur l'individu dans la foule. cette question ouvre une réflexion sur l'individualisation dans la société de masse, dans la globalisation que nous vivons et subissons. Une nouvelle fois, il s'agit d'installations mêlant photographies et vidéos.
Image 1 : une installation d Paulette Phillips
Image 2 : une image extraite d'un DVD de Lisa Klapstock
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ArtnéNim et Tony soulié
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Amis sudistes, ou vacanciers tardifs, ne manquez pas le rendez-vous de la 8e édition de la foire internationale d'art contemporain du Sud Arténim. Elle a lieu au parc des expositions de la ville (une belle ville), du 21 au 24 septembre. Vous y trouverez réunis 70 exposants, autrement dit 70 galeries d'art contemporain qui présenteront leurs meilleurs poulains et des valeurs sûres. L'idée, c'est toujours autant de mettre en avant les pointures, au service de la découverte de jeunes talents. J'espère vraiment pouvoir y faire un saut cette année, car ça promet encore plus que l'année précédente. En plus, la foire est animée par des spectacles, des contes. Surtout, vous y verrez un hommage à deux noms de l'art contemporain : le galeriste Alain Matarasso et l'artiste Arroyo.
Chose importante, et non des moindres, la foire met l'accent sur la sculpture et le numérique. La gravure également sera à l'honneur, notamment grâce à l'Atelier de l'Eau-forte de Martine Quès. Si j'y vais, j'aurais à coeur de voir l'exposition monographique consacrée à Tony Soulié, cet artiste abstrait au talent multiforme. Ses installations sont célèbres depuis les années 80, et sa source d'inspiration principale est le Voyage.
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Je suis fou du chocolat Lanvin
Par Joest Jonathan Ouaknine | (1) Commentaires | Permalink
D'ordinaire, les artistes apparaissent rarement dans des publicités. Ou alors, il s'agit d'artistes morts depuis longtemps (comme les spots des Xsara Picasso.)
Cette publicité pour les chocolats Lanvin (de 1969), mettant en scène un Salvadore Dali s'autoparodiant est donc une exception. Les fans de l'artistes diront que Dali n'était pas du tout fou et que cette publicité a créé des dégats irrémédiables sur son image.
Moi, je la trouve tout simplement géniale.
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