Max Bill
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Peintre et sculpteur suisse, Max Bill est l'artiste dont la ville de Winterthur fête le centenaire. Eh puis, l'était né en 1908, l'ami Bill. Associé au Bauhaus, à la fin des années 1920, Max Bill a profité des enseignements de Kandinsky et de Klee, ce qui est quand même un terrain favorable à l'éclosion d'un talent de peintre abstrait. Revenu à Munich en 1930, il a ouvert son propre cabinet d'architecture. C'est là qu'il a fréquenté des artistes majeurs tels que Mondrian et Arp. Dans les années 1940, on doit à Max Bill l'orchestration d'expositions d'art concret à Bâle. C'est une ville où Max Bill a souvent travaillé et fait mille choses.
J'aime bien les sphères de l'artiste. C'est un beau sculpteur. Ma mère aime bien ses grands ronds en pierre. Il est aussi connu comme un des principaux théoriciens de 'lart abstrait, et de la mathématique de l'art.
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Visite à Saint-Séverin
Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink
Paris pittoresque, mais Paris toujours. J'aime regarder les églises de la ville qui nous font voyager dans le temps. Aujourd'hui, portons notre attention sur Saint-Séverin, dans le 1e arrondissement. C'est une église qui est littéralement enchâssée dans les ruelles et des dédales. Ce n'est qu'au 15e siècle, au moment de l'élargissement de la rue Saint-Séverin, qu'elle reçut son portail principal. On était alors au temps de Louis-Philippe. Mais on lui attribua, chose curieuse, la façade qui était originellement destinée à une autre église, celle de Saint-Pierre-aux-boeufs, alors en pleine construction. C'est également de cette même époque que date la construction du choeur, avec une abside à cinq pans et un système de double déambulatoire et de doubles chapelles rayonnantes.
Surtout, surtout, on y voit sans aucun doute le plus ensembmle de piliers de l'architecture flamnboyante parisienne, avec une forme de palmier au tronc décoré de baguettes qui s'enroulent comme des rubans. On trouve à Saint-Séverin les derniers charniers du Paris d'antant, qui sont de vrais monuments historiques. Ce sont des petits édifices funéraires, destinés à recevoir les ossements quand les fosses étaient pleines.
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Olle Baertling et l'abstraction du triangle
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Olle Baertling est un artsite abstrait suédois dont l'oeuvre n'est pas tellement connue en France. Né en 1911, et après des études d'économie (?), il est venu s'installer à Paris. Le jeune homme fit alors la rencontre décisive d'André Lhote, de Fernand Léger qui le mena sur la voie de la vie d'artiste. Membre du groupe des réalités Nouvelles, sous l'émulation d'Auguste Herbin, cet artiste a choisi une façon assez radicale de pratiqer l'abstraction. En alternant les couleurs très vives, en croisant les diagonales avec dynamique, il est clair que l'abstraction de Baertling est génératrice de mouvement. Les formes sont aussi forces, elles sont puissantes et cela d'autant plus que ce peintre disparu en 1981 travaillait souvent de grands formats. Ce qui est intéressant dans son oeuvre, c'est la mise en question du triangle. cette figure géométrique obtue, dont la connotation est assez dure pour ne pas dire fermée, acquiert dans son oeuvre une dimension d'ouverture et d'expansion inhabituelle. Les suédois connaissent mieux que nous l'oeuvre de Baertling, notamment car il se vit confier dans les années 1960 des projets de décors dans la ville dans le cadre de l'urbanisme.
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Davos Hanich et l'architecture
Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink
Si vous aimez vous balader dans le 19e arrondissement, je veux dire dans le coin de la Villette, vous connaissez peut-être le square Marcel Mouloudji. Il est situé un peu à l'écart du canal et a été créé dans les années 1980 dans le cadre de la mise en valeur du bassin. C'est un endroit accueillant et paisible qui abrite une drôle de fontaine en forme de sphère placée à la verticale, en inox poli et qui reflète curieusement la lumière. C'est l'occasion de revenir sur le travail de Davos Hanich qui fut un élève de Fernand Léger, et même son assitant. Hanich a également participé à la décoration architecturale de la station de ski de Flaine, en Haute-Savoie. Cette station a été dessinée par Marcel Breuer, ce qui lui donne une grande cohérence architecturale. Dans le complexe des hôtels, Hanich a réalisé des faisceaux de tiges en acier inoxydable. On trouve à ses cotés les noms de Hantaï ou Vasarelly.
Davos Hanich n'est pas un artiste dont on entend fréquemment parler. Né en 1922, d'origine française, il est l'auteur d'une oeuvre graphique assez surprenante et bien ancrée dans l'esthétique des années 1960. Certaines de ses créations passent parfois dans les ventes publiques.
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Rozental, calligraphie et sculpture
Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink
Hervé Rozental se définissait comme un sculpteur-calligraphe, un bien joli titre pour la pratique d'un art entre l'écriture des mots et l'écriture dans l'espace. Cet artiste est malheureusement mort tragiquement en 2005 dans un incendie qui a ravagé son atelier. C'est dommage pour ceux qui l'ont ratée, une belle exposition rétrospective au carré de Baudouin vient à peine de s'achever. Hervé Rozental travaille les chutes de bois et s'inscrit dans un héritage familial puisque son père était menuisier. Mais que dire de son intérêt pour la calligraphie? L'art de la calligraphie, qui nous plonge dans les civilisations anciennes, à plus à voir avec la peinture que la sculpture. Et pourtant, à voir le travail de cet artiste, on sent combien les barrières que nous érigeons entre les discplines et les genres sont souvent faites pour être transgréssées.
L'exposition au carré de Baudouin n'était pas un hasard car Hervé Rozental était une figure du quartier de Belleville. Il fut d'ailleurs l'un des fondateurs des Atelier d'Artistes de Belleville en 1989. En photo, vous voyez la sculpture dont Rozental avait fait don à l'Institut du Monde Arabe, un jeu allégorique sur deux lettres de l'alphabet, latin et arabe.
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Marat assassiné
Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink
J'aimerais vous parler d'un tableau admirable peint par David et dont je me suis toujours étonnée qu'il ne figure parmi les collections publiques françaises : Marat assassiné. Cette oeuvre appartient aux Musées Royaux de Bruxelles. C'est pourtant l'une des toiles les plus célèbres de ce génie de la peinture française néoclassique. Peinte au cours de l'année qui a vu la décapitation de Louis XVI (1793), elle représente le citoyen Marat dans sa baignoire, assassiné par Charlotte Corday. A cette époque, David (avant de se rallier à Napoléon dont il deviendra l'un des artistes attitrés) était franchement révolutionnaire. Il fricottait dur avec le Club des Jacobins dont il était le président. David fut d'ailleurs l'ami personnel de Marat et cette toile est en quelque sorte un hommage à son ami.
Ce que j'aime dans cette oeuvre, c'est la simplicité géniale de la mise en scène. Ce fond très sombre qui occupe pour ainsi dire la plus grande partie de l'espace. Cela permet une dramatisation, un surgissement presque fantomatique de la figure abandonnée à sa mort expirante. Marat était devenu comme un nouvel héros antique, martyr de la Révolution, et c'est d'ailleurs ainsi que la toile de David fut utilisée par la propagande qui entendait promouvoir l'image idéale des vertus de la république romaine comme modèle pour la Révolution.
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Les mosaïques de Fernand Léger
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Fernand Léger n'a pas été qu'un peintre, il a aussi été un grand mosaïste. Parmi ses réalisations monumentales, on trouve une grande décoration pour l'hôpital mémorial France-Etats Unis qui fut inauguré en 1956 à Saint-Lo. Le thème est celui d'un hommage à la paix et à l'amitié entre les deux pays. Avec ses couleurs vives, Léger a représenté deux mains qui se joignent, sur fond de drapeaux. Le cotentin est symbolisé par une branche de pommier en fleurs. Mais on trouve aussi naturellement un grand décor de mosaïque sur la façade du musée Léger, à Biot, dont on attend impatiemment la réouverture au cours de l'année 2008.
Il ne faut oublier, dans la technique de la mosaïque, que ce sont rarement les peintres eux-mêmes qui ont posé les milliers de tesselles. On fait appel à des artisans qui retranscrivent les cartons des peintres, un peu comme pour le vitrail. En 2000, il y a avait eu une intéressante exposition consacrée au thème de Léger et la céramique au musée Léger. On y découvrait l'origine de cette passion qu'a eu Léger pour le décor mural, dans l'émulation sociale du front populaire pendant les années 30. On retrouve dans les mosaïques de Léger les mêmes formes, la même importances données aux couleurs. Le mur se pare, avec lui, d'une gaieté nouvelle. Plus seulement décoratif, le décor en mosaïque devient le support à l'expression de ses théories artistiques qui présentent les formes et les couleurs comme les structures élémentaires de l'oeuvre picturale.
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Douglas Gordon
Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink
Je trouve l'oeuvre de Douglas Gordon assez hypnotisante. Cet artiste né en 1966 à Galsgow, où il vit et travaille, nous confronte à nous-même, à la face cachée de l'humain. Gordon est surtout connu pour ses vidéo. Il projette, photographie et installe des textes sur des murs. Détournement des images et manipulation visuelle font partie de son monde à la fois si tangible et surréaliste. Gordon a été de nombreuses fois primé par des récompenses de haute volée, comme le Premio 2000 de la Biennale de Venise en 1997. Comme des amnésies, il brûle et transperce les visages des stars d'Hollywood qui deviennent comme des monstres d'inhumanité. On l'a vu bien représenté à la FIAC de cette année, qui est comme une forme de consécration dans le monde très select de l'art contemporain.
Ca fait mal, ca fait peur, ca peut angoisser dans les images de mort et de décomposition cadavérique. Comme des horreurs que l'on refuserait d'admettre mais dont la réalité, pourtant, est bien présente. C'est tout cela que m'inspire son travail. Revendiquant une personnalité plutôt qu'un style, Douglas Gordon malmène l'icône de la société contemporaine. On se souvient ainsi qu'en 2005, il avait réalisé un film en braquant 17 caméras sur Zidane pendant un match. Il n'est pas rare de le voir exposé dans les meilleurs centres d'art contemporains internationaux...A suivre dans l'actualité.
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La blessure d'amour de Gustave Courbet
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Dans l'exposition Courbet, qui connait un succès incroyable auprès du grand public actuellement, il est certain que les autoportraits sont parmi les plus belles toiles exposées. Parmi les plus belles peintes par Courbet. Le franc-comtois est l'un des peintres à s'être le plus représenté. Je crois qu'il existe quelque chose comme une quarantaine d'autoportraits dans sa production. J'aime beaucoup celui connu sous le titre de l'Homme Blessé (Musée d'Orsay), car je crois qu'il est blessé d'amour. C'est amusant parce que les spécailistes bataillent pour savoir si l'art de Courbet entretient au non un dialogue ou une émulation avec le romantisme. On serait tenté de dire que forcément oui, à ses débuts tout au moins. Et quand on voit cet homme blessé, n'est-il pas romantique, au sens littéraire du terme?
Cette toile, peinte par Courbet en 1844 (date de son premier succès au Salon) a été reprise par lui dix ans plus tard après une douloureuse rupture amoureuse. Séduisant et initme, ce tableau m'a toujours évoqué - par association d'idées - le pauvre Ugolin de Manon des sources de Pagnol qui avait cousu son son coeur le ruban de celle qu'il aimait et qu'il ne possédereait jamais.
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Comme Matisse
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Les chemins de croix sont des éléments essentiels, centraux, du décor des églises. Ils racontent la passion du Christ et n'ont pas été oubliés dans le décor des églises du 20e siècle, un siècle qui a connu ses périodes de renouveau religieux. Paris compte de nombreuses églises où ces chemins de croix sont façonnés dans des techniques très diverses, parfois étonnantes de modernité comme à l'église Saint-François d'Assise, dans le 19e arrondissement où l'artiste Pierre Avon a réalisé son chemin de croix en papiers découpés et collés sur du contreplaqué. L'ensemble est très récent puisqu'il date de la fin des années 1990. Cet artiste, graveur de formation, s'inscrit ici dans la lignée d'Henri Matisse dont on connait la prédilection pour les découpages, notamment dans les ouvrages d'illustration profane et sacré comme Jazz. Sans évoquer naturellement sa chapelle du Rosaire à Vence.
Chaque station du chemin de l'église de Saint François d'Assise est réalisée dans un cadre de 40 cm sur 32, dans une gamme de couleurs restreinte et évoque des figures d'ombres chinoises. C'est une oeuvre à voir, comme la plupart des trésors ou des oeuvres intétressantes que récèlent les églises de France...
Image : un découpage de Matisse
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