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Par David Koskas | (33) Commentaires | Permalink

Au Passage de Retz dans le marais à Paris à l’occasion de la remise du prix Pictet, nous decouvrons le premier prix international de photographie consacré au développement durable. Son but : Utiliser la puissance des images pour transmettre des messages d’un importance cruciale. Pour cette deuxième édition le thème retenu est celui de la terre. Référence à notre planète, au sol et à l’empreinte que l’on y laisse . Un façon de souligner sa beauté mais aussi montrer ses cicatrices.

Ce prix est une émanation de la Banque Pictet qui exerce exclusivement le métier de la gestion de fortune privée et institutionnelle. Singulièrement elle revêt la forme juridique qui rend les sept associés indéfiniment et solidairement responsables de ses engagements.  C’est le gage d'une totale indépendance financière, opérationnelle et décisionnelle, mais aussi d’une gestion  rigoureuse des risques. Nous avons la chance d’être ce soir avec l’un des 7 associés, Jean-Francois Demole pour parler du prix Pictet.

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Schell a regardé New York City

Par Claire Maingon | (5) Commentaires | Permalink

Simg_5544 J'ai redécouvert les clichés de New York pris par le photographe Sherril Schell. Ils sont très graphiques et très années 1930. J'aime beaucoup ce regard porté sur l'architecture monumentale et industrielle de la ville. Les tirages argentiques confèrent aussi aux prises de vue ce magnétisme devenu historique. On y voit beaucoup les gratte-ciels, ces emblèmes de New York. Quand Schell s'est livré à son exercice photographique, New York était un vrai laboratoire d'expérimentations architecturales, très avant-gardiste. Nous étions dans les années de l'entre-deux-guerres, avec la porte ouverte sur la modernité. Une modernité qui n'avait plus rien à envier à l'Europe. Schell n'a bien sûr pas été le seul témoin de cette époque. On pense plus facilement à Steichen ou à Charles Sheeler.

Les photos de Schell traduisent une vraie euphorie de l'instant présent, mais dans un hallo que je qualifierais de poétique. Poésie du réel, sans parodie, sans exagération. On y sent poindre l'énergie d'une nouvelle ère. On remarque toujours la grande audace dans la façon que l'artiste a eu de pointer son objectif sur l'objet, en captant les jeux de lumière sur l'architecture élancée des buildings. Intrépide, il fut reconnu et admiré en son temps par les connaisseurs. 

Photo

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Bérénice Abbott

Par Claire Maingon | (5) Commentaires | Permalink

Artwork_images_89028_303862_berenic Dans l'histoire de la photographie, il y a des femmes qui compte. Et parmi elles, on citera bien sûr Bérénice Abbott. Née en 1898, et disparue en 1992, elle était d'origine américaine. Au cours de ses études à New York, elle fit la connaissance de Man Ray ou encore de Marcel Duchamp, venu s'installer aux Etats-Unis avant la Grande Guerre. Elle fréquentait donc des cercles d'artistes plutôt audacieux. Bérénice débarqua à Paris en 1921, soit justement en même temps que man Ray. Ici aussi, elle resta dans le monde des artistes, en travaillant notamment dans l'atelier du roumain Constantin Brancusi. Sans doute une sacrée bonne femme, cette Bérénice. Encore une fois, son parcours va croiser Man Ray dont elle devient l'assistance après tenté sans succès de se lancer dans la danse à Berlin.

Bérénice Abbott est réputée pour ses portraits, des portraits où transparait la sensibilité du modèle, quelque chose d'insaisissable liée au passage du temps sur les visages. A une forme de mélancolie parfois. Mais cette impression est aussi inhérente à la qualité de ces photographies argentiques, développées en laboratoire par ses soins. Bérénice Abbott est aussi célèbre pour son grand projet photographique, qu'elle avait baptisé Changing New York. Elle montrait une ville en pleine mutation, en plein bouillonnement. Pronant l'individualité de la pratique photographique, par opposition au pictorialisme, Abbott avait l'habitude de dire que la photographie "doit marcher d'elle même".

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Martha Cooper, YO!

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

A1001cooper La culture Hip-Hop a aussi son histoire, une histoire qui n'est pas si récente et remonte aux années surtout aux années 1970 et au milieu new-yorkais. La photographe Martha Cooper est de celle qui a fait découvrir, par son travail, les acteurs de cette culture sub-urbaine, underground, marginale. La Ville d'Aulnay-sous-Bois avait rendu hommage à son travail en 2006, en organisant une belle exposition. En ce moment, vous pouvez rettrouver ses clichés dans la très dunamique galerie Bailly contemporain, quai Voltaire. Elle présente en ce moment une exposition collective sous le titre "Taguer n'est pas jouer". Pour revenir à Matha Cooper, on notera qu'elle fit partie des équipes de photographes du National Geographic et avait d'ailleurs un diplôme d'anthropologue.

Cette femme originaire de Baltimore a attendu la fin des années 1970 pour obtenir le poste dont elle rêvait : celui de photo-reporter pour New York Post. Elle se met alors à réaliser de nombreux clichés d'enfants des rues, de l'ambiance de New York dans les années 70. C'est ainsi qu'elle prit fortuitement contact avec le monde des graffeurs dont elle devint l'une des photographes les plus célèbres. Dans une vision qui n'est pas catégorique, Martha Cooper a toujours privilégié une vision d'ensembme, humaine, du graff dans l'environnement urbain. Elle demeure LA référence en matière de photographie du movement Hip-Hop.

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Les visions de Tony Oursler

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Oursler1 Yeux globuleux, loupes, satellites...avec Tony Oursler, on plane complètement les mecs. Ce photographe américain a conçu une oeuvre bien particulière, franchement expérimentale. On se croirait en visite dans un fusain d'Odilon Redon, grandeur nature et technicolor, version un peu psyché des années 70. Dès la fin de ces années là, Oursler se met à réaliser des installations à la fois burlesques et comiques où il filme des visages et a recours à la mise en scène des corps. Ainsi, on a parfois envie de le rattacher aux mouvements fluxus et au Body art qui ont fleuri dans cette seconde moitié du 20e siècle. On peut dire de Oursler qu'il a vraiment révolutionné quelque chose dans l'art de la vidéo, embryonnaire dans les années 80.

La façon dont Oursler utilise la vidéo est très théâtralisée, et il n'hésite pas à mélanger les médiums pour concourir à la création d'installations à la fois visuelles, musicales et architecturales. Il y avait eu une belle présentation de ses travaux au Jeu de Paume en 2005 qui m'avait laissé un vif souvenir. On retrouvait notamme Switch, une installation datant de 1996 qui se composait de cinq éléments dont plusieurs poupées. Le pantin a toujours tenu une place particulière dans son univers, comme un double indéfini de nous-mêmes. Tout cela sous la surveillance de "l'oeil", et avec la "présence" de voix qui sont comme des médiateurs un peu inquiétants entre la parole et le regard.

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L'oeil de J.B. Huynh

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

12676 Diplomé de l'Ecole des Beaux-Arts, Jean Baptiste Huynh expose souvent des photographies de très grand format ayant pour thème...l'homme. Un thème universel et plein de bons sens, pour ne pas dire plein d'émotions. Cet artiste de l'image avait notamment entrepris un voyage au Mali, ainsi que dans pleins d'autres endroits lointains pour nous du globe terrestre. Ses photographies se distinguent par leur grande rigueur, leur parfaite netteté, dégagée et magnifiée par l'emploi du noir et blanc. De nature pour ainsi dire intemporelle, cette matière à voir sont le résultat d'une fusion totale entre le sujet et le photographe. Essentielle, la photo révèle quelque chose d'intérieur et de précieux, comme une flamme.

Huyhn avait bénéficié d'une belle exposition à la Maison Européenne de la Photographie, à Paris, en 2001. Portraits, paysages et natures mortes opèrent une magie que l'on avait également découvert lors du Mois de la Photographie en 2006. Les tirages sont réalisés à l'ancienne, aux sels de cholorobrume d'argent, ce qui permet l'obtention d'une qualité pastique indéniable et magnifique.

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Ergy Landau, une hongroise photographe

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

7740_2 Ergy Landau fait partie des femmes photographes des années de l'entre-deux-guerres. D'origine hongroise, elle a d'abord produit des travaux pictorialistes, c'est à dire des photographies à fort caractère pictural, dans la lignée des maitres Steichen et Stieglitz. Installée dans un studio à Budapest, la jeune femme a livré des portraits d'artistes d'avant-garde de son temps, comme Laszlo Moholy-Nagy. Mais l'oppression du régime de Horthy la poussa à l'exil. C'est Paris, naturellement, qu'elle choisit pour destination. Ergy Landau y déposa ses valises en 1923. C'est en découvrant les architectures de Paris, et notamment la Tour Eiffel, qu'elle évolua dans sa création photographique.

Engagée dans la Nouvelle Vision, elle se concentra sur des effets de dynamisme, des cadrages serrés qui mettent en scène des contrastes formels souvent saisissants. Ergy Landau a alors un certain succès dans des publications journalistiques telles que Paris magazine ou Jazz. Elle fur aussi l'auteur de reportages en Chine, à une époque où ce vaste pays était encore peu visité.

Voir aussi : Photographie

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Mélik Ohanian

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Melikohanian Melik Ohanian est un photographe lyonnais habitant à Paris. Né en 1969, il produit des photographies vraiment évasives, empreintes d'une grande et sereine poésie de la nature. J'aime son travail qui me fait voyager dans les airs, pour ne pas dire dans l'espace du réel. On est entre le ciel et la terre, du moins dans sa série des Selected Recording. Cet artiste est une figure montante de l'art contemporain, il a notamment bénéficié d'une exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2002. Inspiré par l'image cinématographique (son père était photographe indépendant et caméraman), Mélik Ohanian joue de ce rapport entre l'individu et son milieu, entre l'individu et la société. Figure du passeur, il est un montreur de réalité.

On ne saurait vraiment dire si ses photographies nous racontent ou non une histoire. Sans véritable contenu narratif, elles ne sont pourtant pas dépourvues d'empreintes et de résonnances avec la vie de tout à chacun. Il faut dire que certains clichés s'inscrivent dans des contextes soci-culturels précis, comme les grèves des dockers du port de Liverpool par exemple. Ohanian utilise également la vidéo pour concevoir ses projets artistiques, en multipliant l'image, il parvient à la création de scénographies qui sont bien plus que des ambiances. L'image que vous vouyez est ce qu'il avait présenté à la Biennale de Lyon 2006, Seven minutes before, une projection en décalée sur 7 écrans contigus.

Voir aussi : ActuArt | Photographie | Vidéo

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Emeric Feher, contemporain de Brassaï

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

G07351_t Emeric Feher fait partie de ces photographes qu'on range élégamment sous la bannière de la photographie humaniste. Il fait partie de ces témoins étrangers qui ont contribué à forger l'imagerie de Paris après la Seconde Guerre Mondiale, dans l'euphorie des années post-libération. Né en Hongrie en 1904, ce photographe s'était installé dans la capitale en 1926, soit plus ou moins au même moment que Man Ray. Son parcours fut lui aussi assez atypique. Après avoir travaillé pour les usines de voiture Citroën, il est entré dans les années 1930 dans le studio Deberny-Peignot au poste d'électricien -éclairagiste. Et c'est ainsi qu'il découvrit ce qui allait devenir à la fois une passion et un métier : photographe.   

A partir de 1933, Emeric Feher a mené une carrière d'opérateur chez René Zuber. Mais il a surtout rejoint le groupe Alliance-Photo. Ses clichés sfurent notamment exposés en 1937 à New York dans le cadre de la manifestation Photography : 1839-1937. Une forme de reconnaissance pour la qualité de son travail. Les photos de Feher rayonnent de vie, et d'une forme d'insouciance à peine voilée par le souvenir traumatique des années noires. C'est un beau photographe qui demeure moins connu du grand public que Brassaï par exemple, mais dont le travail entre dans une logique comparable, ou du moins s'inscrit dans la même époque.

Voir aussi : Photographie

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Frank Horvat fêté au Lavandou

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

0404_horvat2 La municipalité du Lavandou, tout près de Bormes-les-Mimosas, a toujours été une terre d'artistes. Le divisionniste Henri-Edmond Cross, et son ami Théo Van Rysselberghe, y ont vécu sans compter André Gide...Tous les ans, on y organise des expositions qui n'ont rien à envier à des villes plus importantes. C'est grâce au Réseau Lalan, un association qui promeut l'art et oles artistes attachés au littoral varois. En ce moment, vous pouvez y découvrir le travail du photographe Frank Horvat dans le cadre du festival Bol d'Art dont c'est la 13e édition. Il réunit 14 jeunes photographes autour de Horvat. L'exposition de ses clichés est surtout axée sur un voyage entrepris au Pakistan en 1952. Certaines sont inédites mais ne seront pas sans évoquer le drame humain qui ensanglante à l'heure actuelle ce pays.

Frank Horvat est naturellement une personnalité qui compte dans l'histoire de la photographie. Né en 1928, il a commencé à photographier dès l'âge de 15 ans, avant de rencontrer les grands ténors du photo-reportage que furent Robert Capa et Henri Cartier-Bresson. En tant que photojournaliste indépendant, Horvat a beaucoup voyagé et rapporté des clichés de pays lointains et en guerre. Il vit depuis la fin des années 1950 à Paris. Remercions le Réseau Lalan pour avoir orchestré cette belle manifestation qui réunit des jeunes autour d'une personnalité aussi stimulante. 

Voir aussi : Photographie

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