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L'art nouveau à Orsay : Alexandre Charpentier

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Charpentier_sonatines_small Alexandre Charpentier est à l'honneur des salles du Musée d'Orsay. C'est donc sous le signe de l'art nouveau que nous passerons la fin de l'hiver. Moins connu du grand public qu'Hector Guimard, Charpentier n'en fut pas moins un talent qui compte dans ce courant esthétique et décoratifs qui marque la fin su 19e siècle. L'exposition montre la variété des techniques et des supports utulisés par le créateur : sculptures, médailles, meubles, céramiques et autres). Tout est placé, ici, sous le signe de l'élégance qui caractérise l'art nouveau. On apprécie de retrouver certaines pièces emblématiques des collections permanentes, revalorisées à cette occasion.

Charpentier au aussi été un bel illustrateur, quand on regarde les planches dessinées pour le Théâtre Antoine. Bien s$ur, on pourra parler de symbolisme dans ces oeuvres qui font la part belle à l'iconographie aquatique et onirique. Mais le clou de l'exposition, ce sont naturellement tous les meubles conçus et décorés par Charpentier, dont on salue le talent si charmant et parfait.

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Van Dyck ressuscité au Louvre

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

800pxanthonyvandyckselfportrait Voilà une bien belle exposition que propose en ce moment le Musée du Louvre autour de Van Dyck graveur et l'art du portrait. Il semble évident que la diffusion du portrait a été considérablement bouleversée par l'apparition et le développement des moyens de reproduction mécanique tels que la gravure. C'est ainsi que les puissants de la période moderne se faisaient représenter dans toutes les cours d'Europe et auprès de leurs sujets. Van Dyck a été l'auteur d'un recueil de portraits gravés, publié de façon apocryphe mais qui marque une étape importante en devenant une sorte de modèle à suivre. Mais le Musée du Louvre présente pour ainsi dire l'ensemble de l'oeuvre gravée de Van Dyck, et qui fait la part belle aux planches issues de la Collection Edmond de Rothschild.

Revenons peut-être un instant sur Van Dyck et la place que ce peintre occupe dans l'histoire de l'art. Né à Anvers en 1599, il a mis principalement son talent au service de la cour d'Angleterre. Mais, bien entendu, Van Dyck était également un fin connaisseur de la peinture italienne, qu'il étudia sur place pendant plusieurs années. Revenu à Londres, il est surtout célèbre pour ses grands portraits royaux et, à sa mort, a d'ailleurs eu le grand privilège d'être enterré dans la Cathédrale Saint-Paul.

T065088a Ci contre : Charles 1e d'Angleterre à la chasse (Musée du Louvre)

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Des héros et des hommes

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Achille Qu'est-ce qu'il y a comme nombre de héros braves et intrépides dans la mythologie et dans l'histoire : Zidane, Héraclès, Achille ou Superman..C'est tout confondus que l'exposition de la BNF les rassemble. Elle entend sonder l'histoire de l'héroïsme de l'antiquité à nos jours. Un bien noble sujet, qui donne matière à réfléchir sur soi-même et les dépassements intérieurs de nos peurs et de nos limites, des limites que nous sommes seuls à nous imposer. Si à l'impossible, nul n'est tenu, cela n'empêche pas la recherche aventureuse de la liberté de faire et d'agir. Car se sont des histoires de quêtes,dans le fond, et la quête a toujours une dimension psychique et intérieure au délà des réalités contextuelles ou littéraires.

Bref, l'exposition visite les différentes postures du héros, le héros révolutionnaire, le héros démocratique et la façon dont il sont reçus par leur contemporain. Ainsi de Jean Moulin, dont Malraux professa l'éloge lors de son entrée célèbre au Panthéon. Reste à l'esprit que ce sont des hommes, pas des surhommes, "qui ont accompli ce que d'autres n'ont pas osé" (Sylvie Lisiecki). Des destins à méditer, souvent tragiques, mais la vie est nécessairement tragique de par sa finitude. Tragédie et comédie sont les deux mamelles de l'histoire, les deux facettes de notre vie.

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Crazy Chambord

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Mic3 Les lieux historiques qui sont peut-être en perte de fréquentation doivent miser sur les bonnes idées. Ils n'ont qu'à immiter le château de Chambord, qui propose contre toute attente une exposition complètement barrée, comprenez qui rompt avec l'image que l'on associe généralement à la royale bâtisse. C'est Made in Chambord. Il s'agit d'un regard décalé sur l'utilisation de l'image de Chambord et de son nom. Autrement, on fait preuve d'une grande force d'auto-dérision dans le coin. Par exemple, des fabricants de moquette, de shampoing et autres papier WC (j'exagère à peine) n'ont pas hésité un instant à reprendre ce nom emblématique pour associer à leur produit l'idée du luxe et du raffinement. Et celui depuis des lustres.

Vous verrez notamment sous bulle une voiture Simca bpatisée Chambord...et qui n'a rien de néo-renaissante. Pour rappel historique quand même, Chambord est sans doute le plus célèbre des châteaux de la Loire (il ne manque pas de fréquentation, pour sûr). Ecrin aux commandes royales de François 1e, il est un monument du patrimoine mondial (classé par l'Unesco) dont l'escalier est une pièce maîtresse. Vous en profiterez pour faire un tour dans son beautiful parc de plus de 5.000 hectares. Crazy.

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A la mode de chez nous

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

1442781 Qui se souvient des Petits échos de la mode, un magazine pour dames fondés en 1880? Les conservateurs de la Bibliothèque Forney. Et on peut les en remercier car ils viennent d'organiser une exposition consacrée aux plus belles d'illustration de mode féminines. On a oublié qu'il s'agissait de l'un des plus grands tirages de la presse française, en atteignant 1 million d'exemplaires chaque semaine dans la seconde moitié du 20e siècle. Au travers de l'image de la femme et de ses vêtements, on sent bien l'évolution sociale dont elle est révélatrice. L'exposition rassemble tout un ensemble de patrons-modèles, que les femmes utilisaient avant le prêt à porter et la consommation vestimentaire de masse, qui sont des témoins émouvants d'une autre histoire: la condition de la femme dans la société moderne.

Vous y verrez aussi des manneqeuins costumés placés devant des "unes" géantes de magazine. C'est une exposition qui, comme toujours dans les murs de la Bibliothèque Forney, allie le coté historique et didactique. En plus, il n'est jamais désagréable d'aller faire un tour dans le quartier du Marais, au bord de la Seine, le week-end...mais attention, c'est fermé le dimanche!

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La fièvre créatrice de Yolande

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Villemagique Longtemps mises de coté, les femmes trouvent progressivement leur place dans l'écriture de l'histoire de l'art. Il n'est pas rare de voir aujourd'hui des expositions monographiques consacrées à ces artistes qui ont participé à des mouvements d'ampleur européenne comme le symbolisme ou le surréalisme. C'est le cas de Yolande Fièvre dont l'oeuvre fait l'objet d'une rétrospective à la Halle Saint Pierre jusqu'au mois de mars. Voilà l'occasion de, généralement, découvrir cette femme qui a préféré la création libre aux pratiques académiques d'atelier dans les années 1930. Ayant découvert l'automatisme, elle se lança dans des recherches passionnées et des expériences passionnantes sur la matière. Elle réalisa beaucoup d'assemblages qui s'apparentent à des boîtes-objets ou des sortes de reliquaires un peu spéciaux.

Elle fut une ami d'André Breton, de Jean Paulhan mais aussi de Raymond Queneau. Les matières souvent organiques employées dans ses oeuvres donnent un aspect assez étrange à ses reliefs, on se croirait dans un monde fantastique et lunaire.Cela me fait autant penser à la maison du Facteur Cheval qu'aux sculptures scriptuaires de Dubuffet. Mais Yolande Fièvre était une artiste singulière a qui l'on doit bien une place à part dans l'histoire du surréalisme.

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Un abstrait à Paris : Carmelo Arden Quin

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

Arden20quin20carmelo2020elan2089202 La galerie Drouant nous propose une rétrospective de l'oeuvre de Carmelo arden Quin, et ce jusqu'au 31 janvier. Cet artiste est une figure historique de l'abstraction géométrique. Né en 1913 en Uruguay, il fut un proche de Torres Garcia. En 1945, Quin fut le fondateur d'un groupe baptisé Arte Concreto-invencion. S'en est suivi le mouvement MADI qui le réunit avec d'autres peintres tels que Rhod Rothfuss. L'art abstrait n'est-il, par essence, l'expression même du concret? La géométrie n'existe-t-elle pas, à l'état pur, dans la nature qui nous environne et dont nous sommes issus et composés? Le peintre vit en France depuis les années 1950 où bien sûr, il a exposé dans tous les grands salons de l'abstraction, en premier lieu celui des Réalités Nouvelles.

La particularité de son travail est d'avoir sorti l'expression abstraite de la rigidité de la toile académique, par convention rectangulaire. Il a fait éclater cet espace pour permettre un épanchement des formes et des couleurs. Ainsi, son expression n'est pas confite ni même sclérosée même si elle demeure résolumment géométrique et donc très cartésienne. On ne connait pas tant que cela en France le mouvement MADI qui a pourtant représenté un jalon essentiel dans l'histoire de l'abstraction internationale. Heureusement, une exposition dont nous reparlerons sûrement va ouvrir ses portes à la maison de l'Amérique latine, à Paris.

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Sexe, guerre et paix des ménages

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Pinup200 Entre art et histoire, je ne saurais trop vous conseiller de visiter l'intéressante exposition du Musée de l'armée consacrée à la sexualité en temps de guerre, sur la période 1914-1945. C'est à la fois inédit, passionnant et varié. On y voit toutes sortes d'affiches et d'objets qui sont généralement peu exposés. Ce que j'ai retenu, par exemple, ce sont les très belles gravures d'Emile Laboureur, qui fut le véritable rénovateur de cette technique dans les années de l'entre-deux-guerres et avait appris la gravure à des artistes tels que Marcel Gromaire. Ca c'est pour le coté artistique. Du point de vue historique, l'exposition révèle tout le commerce du sexe qui a lieu pendant la guerre, pour soutenir l'effort de guerre. La guerre a une dimension de virilité dont a beaucoup fait usage la propagande.

On voit aussi, du coté américain, l'apparition des Pin-Up, littéralement celles que l'on punaise aux murs. Rita Hayworth, par exemple, en a fait partie. L'exposition a le mérite de montrer des documents à fois allemands, français, anglais et américains. Elle évoque aussi des questions plus graves comme le viol en temps de guerre, la prostitution, le veuvage et la tonte des femmes accusées de s'être compromises dans les bras de l'ennemi. Il y aussi des documents amusants comme des fausses cartes de mise aux abris, avec droit de se réfugier dans les bras l'un de l'autre, et les objets prêtés par le Musée de l'érotisme. Mais dépêchez-vous car l'exposition fermera ses portes dans les premiers jours de janvier.

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Le parc de sculptures en plein air d'Anvers

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Middelheim Si vous passez à Anvers, ne vous privez pas d'un petit tour au Middelheim, le parc de sculpture en plein air. C'est un endroit de référence où l'on trouve notamment un bel Ours Blanc de François Pompon, des sculptures de Maillol, Moore et autres modernes. Fondé en 1950 après une exposition temporaire de sculptures dans le parc municipal, le Musée du Middelheim a été beaucoup soutenu par l'action de Cécile Goldscheider, qui fut longtemps la conservatrice du Musée Rodin, à Paris.

Le calme et la quiétude des lieux, l'environnement forestier, permettent d'apprécier les sculptures d'une autre façon que dans un musée classique. Voilà un éden insoupçonné dans la ville. On n'imagine pas, de prime abord, les difficultés que soulève la conservation des oeuvres d'art en plein air. Problème d'hydrométrie, d'érosion...en même temps, les influences atmosphériques patinent les pièces d'une façon inattendue en y laissant coulures et marbrures.

Middelheim_3 Ci-contre : La Vierge folle de Rik Wouters, un artiste très célèbre en Belgique et qui fut aussi un grand peintre

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Dans l'atelier d'un grand maître : Rubens à Bruxelles

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Rubens_full Restons encore un peu à Bruxelles pour parler de la très belle exposition-évènement orchestrée par les Musées Royaux sur le thème de Rubens et son atelier. Les conservateurs ont réussi l'exploit pas si modeste de regrouper une cinquantaine d'oeuvres autographes et issues de cet atelier si mythique. On y trouve également des toiles peintes par Rubens avec l'assistance d'autres artistes célèbres comme Jan Brueghel l'ancien ou Cornelis de Vos. Ainsi, esquisses, grandes huiles mais également dessins et tableaux d'autels permettent d'évoquer l'époque des commandes passées à ce génial peintre au cours de sa pleine entreprise picturale, autour des années 1614-1640.

Ce que le grand public ignore, c'est que cette exposition a été l'occasion de mener des études approfondies sur chacune des toiles exposées. Ce sont les résultats de ces travaux de recherche qui apportent un éclairage nouveau et une meilleure connaissance des pratiques d'atelier durant le 17e siècle danes les Flandres. Au total, la manfiestation regroupe plus d'une centaine de pièces en provenance des plus prestigieuses collections internationales, depuis le Metropolitan Museum de New York, en passant par le Louvre et le Prado madrilène.

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