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L'architecture au fil de l'eau

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Pont Rives créatives, c'est le bien joli titre donné à l'exposition qui sera inauguré prochainement à la Cité de l'architecture, au Palais de Chaillot. L'idée est de montrer que les voies fluviales sont aussi des espaces de création, de mise en scène et d'oeuvres d'architecture. On y découvrira les réalisations de la VNF, la maîtrise d'ouvrage des voies navigables de France. C'est l'occasion d'un petit voyage sur tout le territoire national, depuis la passerelle de Marc Mimram sur le Rhin, en passant par les bâtiments conçus sur le Canal du Rhône par Le Corbusier. On croisera donc des figures emblématiques de l'histoire de l'architecture moderne.

C'est aussi une exposition qui permettra de mieux comprendre les contraintes et les limites d'un espace mal connu et difficile à maîtriser. Depuis la passerelle, en passant par le pont ou le tunnel, le thème du passage d'une rive à l'autre porte aussi en lui le symbole du passage vers la modernité. Les ouvrages présentés sont très diversifiés et sont également de nature artistique, comme l'intervention de Jeppe Hein dans le Doubs. Une table ronde sera aussi organisée à l'occasion de cette intéressante manifestation.

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Tous à la Madeleine

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

La_madeleine_2L'église de la Madeleine m'a toujours impressionnée vivement car je la trouve écrasante, d'autant plus de l'intérieur. J'ai toujours peur que le plafond me tombe sur la tête. Ca mérite de revenir un instant sur son élévation. Vous imaginez la place qu'il a fallut dégager pour la laisser s'imposer dans ce carrefour de la rive droite. Ce temple périptère d'inspiration romaine a été consacré en 1842, sous Louis-Philippe, 80 ans après son élévation. Au départ, elle était un temple à la gloire de Napoléon. Ce fut Louis XVIII, sous la Restauration monarchique, qui décida de la placer sous le vocable de Sainte Marie Madeleine. Vous avez sans doute remarqué que tout, ici, est monumental. Depuis les colonnes, et d'abord le perron qui mène à une porte immense en bronze décorée de reliefs rappelant la porte du Baptistère de Florence.

Il fut mené de vastes campagnes pour sa décoration, par des artistes officiels de l'époque. Certains ont encore une forte renommée comme François Rude, l'auteur d'un groupe sculpté représentant le baptème du Christ. De James Pradier, on connait aussi un groupe représentant le Mariage de la Vierge. Le décor de l'abside mérite également d'être regardé. Il illustre toute une histoire du christiannisme par J.C. Ziegler. Et, bien sûr, comme il se doit dans une église du 19e siècle digne de ce nom, le grand orgue est signé Cavaillé-Colle.

Voir aussi : Architecture

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Une église de ouf!

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Proc_passer A Paris, il n'y a pas que des églises du Moyen Age et du 19e siècle. On trouve aussi quelques exemples intéressants d'architceture religieuse du 20e siècle, voire contemporain. Je pense par exemple à cet étrange ensemble ensemble que représente vers le métro Pasteur Notre Dame de l'Arche d'Alliance. Cette église date de 1998 et a été dessinée par l'agence Architecteure-Studio. Elle ressemble à une sorte de gros cube couleur terre entouré par un grillage qui démultiplie son volume dans l'espace comme s'il s'agissait d'un écho dans les airs. Bon, certains voient peut-être cela comme une allure de prison ou de Rumixbub géant.

Quoiqu'il en soit, l'église est sur pilotis, surpportée par 12 piliers au déssus du baptistère. Elle symbolise le coffre de l'Arche d'Alliance, c'est à dire le coffre qui aurait contenu les tables de la Loi selon les Ecritures.  Dans l'église, l'art contemporain n'est pas oublié puisque les vitraux sont signés de Martial Raysse, représentant du Pop art français. L'artiste a mélangé les techniques du Moyen Age et de l'époque actuelle pour créer une iconographie autour des thèmes du Nouveau et Ancien Testament.

Voir aussi : Architecture

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L'Opéra de Pékin fait froid dans le dos

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

H_3_ill_992256_pekinopera Vous avez peut-être entendu parler de l'inauguration du nouvel opéra de Pékin, dessiné par l'architecte français Paul Andreu. Ce bâtiment a une silhouette de verre exceptionnelle. Il faut dire que Paul Andreu a l'habitude de manier les grands volumes, lui auquel ont été confiés plusieurs chantiers d'aéroports internationaux. Sans entrer dans le débat patrimonial autour des destructions qui ont lieu en Chine depuis plusieurs années, ni même dans d'autres débats d'ordre plus politiques et éthiques, revenons un instant sur ce bâtiment à vocation culturelle et artistique. Monumental, il abrite trois salles qui peuvent accueillir de 1000 à 2500 personnes, avec des installations acoustiques très performantes...mais sans âme. L'architecture est robotique, fonctionelle, désincarnée.

Il semble que l'architecte, d'ailleurs, ait été en conflit avec ses commanditaires. Il aurait aimé une décoration moins pompeuse et plus humaine. Sans succès. Pour revenir un instant sur Andreu, sachez qu'il est un architecte officiel phare depuis les années 1970 (il fut notamment directeur de l'architecture et de l'ingénierie). On lui doit surtout les grandes constructions aéroportuaires de nice, Bordeaux, Le Caire...Son nom fut également évoqué dans le cadre de la catastrophe survenue dans le grand hall de l'aéroport Charles de Gaulle en 2004. Unaniment célébré par les institutionnels, cet architecte peu connu du grand public a été consacré par la remise du prix du Globe de Cristal, distinction très éminente décernée sous la houlette de l'Académie internationale d'Architecture. 

Voir aussi : Architecture

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L'église Saint-Laurent : du 15e au 19e siècles

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

200pxeglise_saintlaurent_paris_10_2 Il est une drôle d'église dans Paris, de ces bâtiments dont on ne comprend pas bien ce qu'ils font là. C'est toujours le sentiment que j'ai eu en regardant l'église Saint-Laurent qui se trouve dans le 10e arrondissement. Elle s'élève à la place d'une ancienne église, modifiée au moment de l'ouverture des deux nouveaux boulevards de Magenta et de Strasbourg en plein dans le remaniement de Paris par le baron Haussmann. C'est l'architecte Simon Constant-Dufeux qui mena ses travaux dans les années 1860. Il ajouta une travée à la nef ancienne et bâtit une nouvelle façade qui s'inspirait de celle de Saint-Germain l'Auxerrois, donc dans le style dit Gothique flamboyant.

C'est donc un vrai mélange des siècles auquel on a droit, entre les choeur qui date vraiment du 15e siècle et les revisitations architecturales néo-gothiques du 19e. On a ici un belle mise en application des principes défendus par Viollet-le-Duc, qui veut que l'on restaure les bâtiments anciens non comme ils ont été mais mais comme il auraient du être, en interprétant donc partiellement l'architecture ancienne.

Voir aussi : Architecture

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Fuksas

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Bdxunivmaiartsfu Architecte contemporain italien, Massimiliano Fuksas est une célébrité de l'architecture contemporaine. Récemment, la Cité de l'architecture lui avait consacré un intéressant entretien. On parle de lui en France parcequ'il s'est vu confié les deux chantiers des Zénith d'Amiens et de Strasbourg qui ouvriront en 2008. Fuksas a obtenu de nombreuses récompenses comme le Grand Prix National de l'Architecture il y a une dizaine d'années. Il a également été directeur de la Biennale de Venise en 2000. Cet architecte a été assez actif en France, à Bordeaux par exemple où il est l'auteur de la maison des arts. C'est un centre pluridisciplinaire.

Coté architectural, la patte de Fuksas est dans la ligne droite et l'épure. Travail sur l'espace et l'évidement, le bâtiment est recouvert d'une sorte de peau de cuivre qui laisse par endroit l'intérieur visible. L'aspect est proche de celui d'un bloc, de celui d'un cube. Comme un gros machin. Voyez comme ça m'inspire.

Voir aussi : Architecture

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Feichtinger et l'architecture du XXIe siècle

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

1maquettepasserelle Le 37e pont de Paris vient d'être récompensé par un prix d'architecture, le prix Européen de la construction métallique. La passerelle Simone de Beauvoir, qui relie la rive gauche aux jardins de Bercy, est signée du cabinet Feichtinger Architectes. Elle devient donc un objet consacré d'architecture urbaine contemporaine. C'est vrai que ce pont est esthétiquement très harmonieux et fut bien accueilli par les riverains. Fondu dans la nature, il évoque un peu les ponts japonais dans cette façon de se couler entre les deux rives, comme une vague. En plus, on y a une vue imprenable sur la Seine et le panorama de Paris. C'est aussi un pont bien adapté à la répartition des flux, entre les cyclistes, les personnes à mobilité réduite, les marcheurs. Il faut aussi savoir que cette passerelle métallique est sortie des usines Eiffel, en Alsace, et que sa structure est dite lenticulaire (terme technique pour frimer, mais c'est plus pareil quand il s'agit de l' expliquer).

Cette passerelle a été confiée à Feichtinger par voie de concours, en 1998. Procédé classique où il n'y a rien à redire. Depuis, ce grand cabinet d'architectes a eu et développe encore d'autres projets d'envergure qui sont bien en valeur sur leur site internet, looké très archi branché. On se rend compte qu'ils interviennent dans tous les coins du monde, mais je retiens notamment en France le centre d'art contemporain de Montpellier qui comportera des logements d'étudiants, des ateliers d'artistes et des espaces d'exposition.

Voir aussi : Actualité | Architecture

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Quizzart: qui signa le décor des Folies-Bergères?

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

15foliesbergeres La façade des Folies-Bergères, cette salle de spectacle très connue des parisiens et des touristes, est ornée d'un grand bas-relief. Mais qui connait le nom de son auteur? C'est Picot, autant dire pas le plus célèbre artiste des années 30. On trouve d'ailleurs tellement peu de choses sur lui que s'en est presque tragique. Cependant, ce n'est pas une raison pour laisser s'abimer ce petit morceau de l'histoire des arts décoratifs architecturaux. Installés rue Richer, dans le 9e arrondissement, les Folies Bergères ont été inaugurées en 1890 mais les décors actuels et la renommée des lieux se sont faits au cours des années folles. C'est ici que s'est produite l'exotique et divine Joséphine Baker, "venus d'ébène" qui s'y est produite avec la revue nègre.

Le décor de Picot a été posé, il me semble, en 1927. On trouve parfois sur le marché, en salles de vente, des esquisses en plâtre pour ce grand bas-relief. L'esprit n'est pas tant éloigné de la synthèse plastique d'artistes plus célèbres de l'entre-deux-guerres, héritiers du cubisme, comme les frères Martel. J'aime beaucoup ce décor, bas-relief incrusté dans le bâtiment à la manière d'une immense métope antique, qui doit être replacé dans la lignée des travaux d'un Bourdelle au Théâtre des Champs-Elysées par exemple.

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David Claerbout décevant

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Bp Certaines personnes de ma connaissance, visiteurs de l'exposition David Claerbout au Centre Pompidou, ne m'ont pas vraiment donné envie d'aller voir cette installation. Ils ont été déçus. Cet artiste qui travaille sur la photographie a pourtant une oeuvre a priori assez riche. Mais un peu froide au demeurant. Le rapport qu'il exploite, entre le mouvement et l'immobile, est censé ouvrir le regard sur une autre perception de l'espace et du temps. Influencé par l'esthétique, Claerbout crée des mini-narrations qui replacent le spectacteur au coeur de l'oeuvre et du vivant. Dans les 300 m² de l'espace Pompidou, cinq de ses oeuvres sont projetées qui montrent des architectures contextualisées.

Je trouve ce rapport architecture-photographie très intéressant à explorer, en dehors de l'oeuvre personnelle de David Claerbout. Que l'on songe aux Becher notamment et à leurs séries photographiques du patrimoine industriel devenues des pièces historiques. Ici, le propos est beaucoup plus narratif que descriptif ou inventaire. De toute façon, il faudra faire un saut pour se faire une opinion réelle sur cette installation. Ceux qui l'auront raté pourront se rattraper en voyant l'expo Claerbout à Cambridge, St Gallen ou encore Tokyo jusqu'en 2009. Mais faudra prendre l'avion ou le train cette fois, tandis qu'un seul coup de métro suffit encore...jusqu'au 7 janvier.

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La mosaïque du Sacré-Coeur

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

800pxsacre_coeur__mosaique_de_labsi J'aime bien aller me balader au sacré-coeur, même si cette église élevée après la Commune de Paris brasse son lot de touristes parfois aliénés. Mais, ce qui nous intéresse ici, ce sont surtout la nature des décors, et notamment l'immense mosaïque du cul-de-four dédiée à la dévotion du Christ. Elle m'a toujours sidérée par son gigantisme. C'est un vrai choix esthéthique car l'architecte aurait pu privilégier la technique de la fresque, mais dans cet intérieur si sombre, cela aurait été peu judicieux. La mosaïque, au contraire, irradie et illumine tout le choeur. Bien sûr, ce vaste ensemble en appelle aux plus beaux vestiges de l'art byzantin, et notamment de la majestueuse Sainte-Sophie, à Istanbul. On connait trop peu l'artiste à qui fut confié le carton de ce chef-d'oeuvre de l'art religieux parisien de la fin du 19e siècle : Luc-Olivier Merson. Pourtant, à son époque, il était un artiste officiel consacré et très reconnu.

Le décor a été très long à réaliser. Entreprise en 1911, la mosaïque ne fut achevée complètement qu'en 1923. Imaginez la prouesse technique : 473 m² de surfaces et rien que la tête du christ meseure deux mètres de haut! Il n'y a pas moins de 25 000 tesselles qui composent l'ensemble décoratif.

Cliché : Didier B.; Sam67fr

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