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L'atelier de Montrouge

Par Claire Maingon | (14) Commentaires | Permalink

140505170549martine20franck20biblio L'exposition vient de se clôturer. J'espère que vous ne l'avez pas raté. Ca se passait à la cité de l'Architecture et du Patrimoine, au Palais de Chaillot : L'atelier de Montrouge, la modernité à l'oeuvre (1958-1981). Allez, on vous en veut pas. Petite séance de rattrapage. L'atelier de Montrouge, c'est un atelier associatif qui a donc été crée à la toute fin des années 1950. Il a été formé principalement par trois architectes : Pierre Riboulet, Jean-Louis Véret et Jean-Renaudie. L'équipe, très soudée à ses débuts, a été fortement engagée dans les dabâts politiques et socieaux de son temps. Selon elle, l'architecture devait être un travail collectif, visant à renouveler les téhories de l'architecture contemporaine. La question de l'habitat, mêlée à la question sociale et individuelle, était au coeur de leurs préoccupations.

L'Atelier d Montrouge a véritablement tenté de développer une problématique autour de la synergie entre l'architecture, le milieu urbain qui l'accueille et la contraint, et l'habitant des lieux. Si l'histoire de ce groupe associatif se divise en plusieurs phases (alimentées par les départs du groupe et les renouvellements de problématiques au fil des décennies), il demeure quelques réalisations marquantes telles que la Bibliothèque pour enfants de Clamart, baptisée "la Joie par les livres". On connait aussi ls deux tours de logements de fonction EDF élevés à Ivry-sur-Seine. L'Atelier de Montrouge fut également à l'origine de plusieurs projets urbains monumentaux, tels que la recherche pour la ville nouvelle de Vaudreuil. 

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Image 1 : photo de Martine Franck, la Bibliothèque de Clamart, 1965 (galerie Claude Bernard)

Image 2 : les tours EDF à Ivry-sur-Seine

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Voir et écouter l'architecture

Par Claire Maingon | (9) Commentaires | Permalink

150907_cite_architecture16 La cité de l'Architecture et du Patrimoine, sise au Palais de Chaillot, inaugure un nouveau rendez-vous. Il s'agit des séquences d'architectures, qui auront lieu dans l'auditorium, autrefois ancienne salle de la cinémathèque française avant son déménagement. Chaque dernier samedi du mois, vous pourrez assister à une séance de cinéma en relation avec l'architecture et la ville. Cela pourra autant être un long métrage de fiction que plusieurs films documentaires. Les regards seront croisés, proposant un enrichissement de notre approche de l'architecture et de sa mise en valeur. Toutes les trois séances, la programmation valorisera le fonds d'archives de l'INA, si riche. Cette séance à part portera pour titre "le temps des images". On y verra à cette occasion des documents d'archives qui pourront être des entretiens filmés, des émissions du passé.

Pour le samedi 31 mai, vous pouvez donc réserver vos places pour prendre part à ce temps des images. Il proposera le portrait de Bernard Zehrfuss, filmé en 1971 à l'occasion d'une émission qui s'intitulait l'invité du dimanche. Bernard, si tu nous entends...A la suite, le 28 juin, la séance de l'auditorium s'articulera en parallèle de la grande exposition montée par la Cité autour de la Chine. On regardera un film de Jia Zhangke, Still life, qui a reçu le Lion d'or au festival de Venise en 2006 et qui nous emmène dans un voyage au long court, sur le chantier du plus grand barrage du monde. Le tarif unique pour ces séances est bien modique : seulement 4 euros! Donc, on se renseigne sans délai sur le site www.citechaillot.fr

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Une architecte Métra

Par Claire Maingon | (8) Commentaires | Permalink

Metra_paris11pers Les fans d'architecture contemporaine connaissent sans aucun doute les Entretiens de Chaillot, ces conférences et débats organisés régulièrement et au cours desquels des architectes et concepteurs sont invités à présenter leur vision du bâtiment moderne. Tout récemment, le 31 mars, l'invitée était Brigitte Metra. Elle travaille actuellement à l'Opération Paris Pyrénées, dans le but de moderniser les infrastructures d'un ensemble vétuste dédié aux transports publics. Brigitte Métra et son équipe sont également pleinement lancés dans le beau projet du théâtre de l'Archipel, à Perpignan, qui verra le jour en 2009. Elle a également effectué des modernisations au Musée des Beaux-Arts de Dijon, installé, comme on le sait, dans un bâtiment historique de fort belle prestance. 

Originaire du Jura, Brigitte Métra a fait partie des équipes du célèbrissime Jean Nouvel, coqueluche des architectes français contemporains. Cette femme de talent et de poigne, privilégie l'ingéniosité aux moyens financiers. Même s'il en faut nécessairement beaucoup dans ces grands chantiers de construction publique. 1399

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La réussite de Decaris à Caen

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Ardenne1700Je suis actuellement dans un lieu extraordinaire : l'Abbaye d'Ardenne, à Caen. Elle abrite depuis quelques années l'IMEC, qui est l'Institut Mémoires de l'Edition contemporaine. C'est un endroit étonnant, dans ce mélange entre Hi-tech et bâtiments ancestraux. On découvrira, sur le plan architcetural, que cette abbaye date du 13e siècle mais avait été en grande partie détruite durant la Seconde Guerre Mondiale. Il ne reste plus grand chose des éléments du Moyen Age, et d'autant plus que le passage du 19e siècle avait aussi entrainé son lot de destructions. En 1944, l'Abbaye avait représenté un lieu très prisé pour les Allemands car elle était placée stratégiquement. A la fin de la guerre, elle était complètement ruinée.

La reconstruction de cette abbaye avait été placée sous la direction de Marcel Poutaraud juste après la guerre. Cependant, sa véritable renaissance date des années 1990. Les apports d'architecture contemporaine que l'on y trouve - et surtout l'extraordinaire aménagement intérieur de l'église en salle de lecture - est l'oeuvre de l'architecte Bruno Decaris. Le résultat est extrêment réussi, avec une nef dégagée et préservée, et la répartition des livres dans des emboîtements chaleureux faits de bois et de luminaires discrets. C'est une vraie réussite dont peuvent profiter les chercheurs, dans ce lieu atypique et plein d'une quiétude propice à la recherche comme au recueillement.

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Niemeyer au Havre

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

Volcan Oscar Niemeyer, vous connaissez sans aucun doute ce grand nom de l'architecture contemporaine. Il est bien entendu l'auteur de Brasilia....mais également celui de la Maison de la culture du Havre. Ce bâtiment très identifiable a été élévé dans les années 1970. Il se trouve à l'extrémité d'un bassin du grand port océanique et se présente sous la forme de deux bâtiments cylindriques en béton blanc qui pourraient faire penser à une sorte de cratère futuriste. Dans ces deux bâtiments, on trouve une salle de théâtre et une salle polyvalente. Comme à son habitude, on retrouve dans le vocabulaire esthétique de Niemeyer le dialogue entre la courbe et la ligne, avec des perspectives travaillées et ciselées de mains de maître.

Il y a notamment une vaste rampe qui offre différents points de vue sur l'édifice. C'est cette façon qu'a toujours eu cet architecte de flatter son propre talent en nous donant à voir la virtuosité de sa mise en scène spatiale. On ne peut pas parler d'architecture fonctionnaliste car rien ne laisse transparaître la fonction du bâtiment. Cela offre un contraste fécond avec les architectures de Perret qui avait dirigé la reconstruction de la ville après les bombardements de la 2e Guerre Mondiale.

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Mon beau Viaduc

Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink

Pont_bir_hakeim Si vous habitez entre le 15e et le 16e arrondissement, vous connaissez le Viaduc de Bir-Hakeim, ce drôle de pont aréien qui a été construit au tout début du 20e siècle. Il est le produit d'une vraie collaboration entre ingénieur, architecte et artistes. On savez aussi que le métro passe sur celui qu'on appelait autre fois le viaduc de Passy, rebaptisé de son nom actuel en 1949. L'auteur principal de ce bel ouvrage d'architecture urbaine est le sieur Louis Biette, quant à la décoration, elle est signée Camille Formigé. Le développement des voies métropolitaines est à l'origine de la construction de ce viaduc, tandis qu'on creusait pour faire apparaitre la ligne 6 (autrefois ligne 2).

Il fallait bien franchir la Seine. On décida alors, en 1903, d'élever ce pont. Il s'agit en réalité de deux ponts jumeaux en acier qui s'élancent de part et d'autre de l'île des Cygnes. L'ensemble, qui en appelle encore à l'esthétique de la Belle Epoque, est assez monumental et porteur de belles sculptures de Gustave Michel qui couronnent les points d'appui. Elles sont des allégories, personnifiant tour à tour la Navigation et la Construction. On remarque également l'existence de quelques bas-reliefs travaillés par Jules Coutan, statuaire officiel important de la fin du 19e siècle. Les deux ponts ne sont pas destinés à la même vocation. L'un pour le métro, d'accord, mais l'autre est réservé aux voitures.

Photographie : Vincent Rose

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Place Vendôme

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Colonnevendome_400 Endroit parmi les plus chics de la capitale, la place Vendôme est connu pour abriter de célèbres maisons de joaillerie. Du point de vue architectural, l'ensemble date de la fin du règne de Louis XIV et les travaux avaient débuté en 1686. La place est de forme octogonale, et est centourée de façade élégantes d'ordonnancement classique. Toute cette belle et parfaite mise en scène est l'oeuvre de l'architecte Mansart. Plus drôle est l'histoire de la colonne qui se trouve au coeur de ladite place. Elle a supproté des effigies diverses au fil des siècles, et au gré des changements de régimes politiques. Abbatue pendant la période révolutionnaire, elle sera redressé sous l'Empire par la volonté napoléonienne.

Un épisode important dans son histoire est celui de la Commune de Paris, en 1870. On avait accusé le peintre Gustave Courbet de l'avoir déboulonnée et il fut d'ailleurs condamné à repayer son élévation...aprè_s quelques années de prison. Quand o nregarde bienn la colonne Vendôme, on a le sentiment qu'elle rapelle le beauc morceau romain de la colonne Trajane, avec son développement historié des scènes de bataille et de conquêste sur le fût.

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La Fondation Maeght, une architecture panthéiste

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Fond Amoureux du sud, ou simples visiteurs de passage, vous connaissez sûrement la Fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence. Elle est née de la volonté de ce riche marchand d'art. Du point de vue architectural, ce complexe total est l'oeuvre de José-Lluis Sert, d'origine catalane, et qui s'était fait remarquer en 1937 lors de l'Exposition Internationale des Arts et Techniques. C'est grâce au peintre Miro, en fait, si les deux hommes se sont rencontrés et ont élaboré le projet de la Fondation. C'est un endroit étonnament bien conçu, où on visiter d'ailleurs des expositions souvent remarquables. Les volumes de béton, associés à la brique et à la pierre, sont comme une revisitation moderne des principes de l'architecture des villas antiques. La ligne droite et les courbes converssent dans l'équilibre des masses, appelle autant à la sensualité qu'à la rigueur.

On aune impresison d'évidence en visitant ce bâtiment, et les oeuvres d'art qui y sont installées ont l'air d'y avoir trouvé naturellement leur place. Les décors de la villa sont notamment signés par Geroges Braque, certains se trouvent dans les jardins qui sont d'une nature délicieuse. les mobiles de Calder réjouissent l'oeil, les hommes marchants de Giacometti nous invite à leur emboîter le pas. J'aime beaucoup cet itinéraire artistique à l'ombre des grands pins, et cette communicationn naturelle entre le bâti et la nature, dans une vision un peu panthéiste et organique des choses de la vie. 

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Saint Pierre de Chaillot, église des années 30

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

250pxsaint_pierre_de_chaillot_tympa Saint Pierre de Chaillot, voilà une église intéressante, très typique du renouveau de l'architecture religieuse dans les années de l'entre-deux-guerres. Achevée en 1938, elle est l'oeuvre d'Emile Bois qui en conçut les plans. On y sent nettement une inspiration byzantine et romane, mais le tout très rationnalisé par les acquis de la science moderne. Le grand intérêt de ce bâtiment cultuel réside dans la façade. Confiée au sculpteur Henri Bouchard, elle est en béton. l'ensemble est très historié et s'inspire des éléments d'architectures romanes, comme les sculptures-colonnes qui ont ici une pure fonction décorative.

Concernant l'intérieur de l'église, il compte trois parties dont une tour dominante de 62 mètres de haut et qui donne sur l'avenue Marceau. Le plan en lui même est celui de la crois grecque, que l'on appelle aussi plan centré par opposition à la forme de croix latine. On y trouve un autel à la mémoire des disparus de la Grande Guerre, sujet récurrent dans l'iconographie religieuse des années trente. L'ensemblre, très sombre, demeure un exemple tout à fait intéressant d'église de la reconstruction cultuelle dans ses années là.

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Une église sous les blancs manteaux de Paris

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

01 Placée dans le 4e arrondissement de Paris, dans la rue dite des Blancs-Manteaux, l'église Notre-Dame du même nom porte le nom des vêtements que les religieux augustins revêtaient pour faire leur service. Ils s'y sont installés au 13e siècle, en 1258. Mais l'église telle que nous la voyons aujourd'hui a été recontruite au 17e siècle, sous la conduite de l'architecte Charles Duval, à l'emplacement d'un ancien couvent de Mauristes. Comme d'autres églises de Paris, elle a reçu une façade qui ne lui était pas destinée de prime abord, celle de Saint-Eloi qui avait été détruite par le Baron Haussmann dans la foulées des grands aménagements dans la capitale demandés par Napoléon III.

On trouve dans cette église Notre-Dame des Blancs-Manteaux de nombreuses oeuvres anonymes qui datent du début du 17e siècle. Bien sûr, ils sont quasiment tous en rapport avec des passages de l'Ancien Testament. Cependant, elle abrité également des oeuvres de maîtres telles que l'Adoration des mages peinte par Jean-Marie Bralle, ou l'épisode de la multiplication des Pains, peint par Claude II Audran en 1683. La chaire, quant à elle, est de style dit rococo et l'église comporte enfin un ensemble d'orgues réputés pour leur majesté. On peut visiter ce bâtiment cultuel de Paris sur rendez-vous.

Blancmanteauchaire

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