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Par David Koskas | (33) Commentaires | Permalink

Au Passage de Retz dans le marais à Paris à l’occasion de la remise du prix Pictet, nous decouvrons le premier prix international de photographie consacré au développement durable. Son but : Utiliser la puissance des images pour transmettre des messages d’un importance cruciale. Pour cette deuxième édition le thème retenu est celui de la terre. Référence à notre planète, au sol et à l’empreinte que l’on y laisse . Un façon de souligner sa beauté mais aussi montrer ses cicatrices.

Ce prix est une émanation de la Banque Pictet qui exerce exclusivement le métier de la gestion de fortune privée et institutionnelle. Singulièrement elle revêt la forme juridique qui rend les sept associés indéfiniment et solidairement responsables de ses engagements.  C’est le gage d'une totale indépendance financière, opérationnelle et décisionnelle, mais aussi d’une gestion  rigoureuse des risques. Nous avons la chance d’être ce soir avec l’un des 7 associés, Jean-Francois Demole pour parler du prix Pictet.

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L'art contemporain prend ses quartiers à Rennes

Par Claire Maingon | (26) Commentaires | Permalink

Chapeau5643 A partir du 16 mai a lieu une grande biennale, celle des Ateliers de Rennes. Ca change des capitales, mais cela n'empêche pas la présence de noms importants de l'art contemporain. Notamment le photographe Jean Luc Moulène, un artiste dont nous avons déjà parlé dans le blogart. Quelle est la spécificité de cette biennale? Le rapport qu'elle tisse entre l'art contemporain et le monde de l'entreprise. Le mécénat, quoi? Il est vrai que les jeunes artistes doivent beaucoup de leurs subventions et subsistances aux grosses boîtes, plutôt qu'aux pouvoirs publics. Renversement des valeurs qui est en marche depuis quelques décennies maintenant. Cettepremière biennale de Rennes porte l'intitulé de Valeurs croisées, un rien consensuel. Vous pourrez y découvrir les oeuvres d'une soixantaine de plasticiens français et européens: Vimouth, Julien Préveux ou encore Charles Mazé. 

Image : photographie de Jean Luc Moulène, Bleue gauloises bleues, réalisée en 2000

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Les féroces gravures de Daumier

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Daumier1834 J'ai eu le plaisir de visiter hier, avec un ami dont je tairais le nom illustre (pardonnez), une bien belle exposition : celle des gravures d'Honoré Daumier, à la BNF (site Richelieu). Comme d'habitude, et l'ami illustre ne démentira sans doute pas, la mise en scène était propre et bien faite. Les éclairages sont parfaits, le parcours sobres et feutré, l'exposition ni trop courte, ni trop longue. Mais, mon ami me dit de revenir à l'essentiel : les gravures de Daumier. La plupart ont été imprimées dans la presse de l'époque, notamment dans le Charivari.

Sur le plan historique, on se rend compte de l'impact de la censure dans cette seconde moitié du 19e sicèle. Et certaines planches ne sont d'ailleurs jamais parues, soit qu'elles égratignent trop le bourgeois ou surtou, qu'elles remettent en cause les principes du pouvoir. On connait bien les caricatures féroces du Louis Philippe, muté en grosse poire pantagruélique. Sur le plan artistique, le talent de Daumier est incontestable. Quelle puissance dans l'énergie des traits, on sent toute sa modernité (je veux dire par là son intemporalité). De tout temps, il y a des artistes qui sont modernes, par leur liberté immense. Regardes seulement les portraits d'un Franz Hals par exemple, ou la peinture de Manet. Ils sont modernes, peut importe l'époque. Daumier est féroce, il n'épargne ni les rapins, ni les femmes qui auraient des prétentions intellectuelles, ni les politiques...et lui même? Je ne pense pas qu'il se prenait au sérieux, mais il faisait sérieusement son métier. Daumier est également un beau sculpteur, ce dont témoigne un autoportrait en buste puissant qui inaugure le parcours. A voir absolument au cours du mois de mars, avec ou sans un ami illustre à son bras.

Poire

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J.P. Raynaud est-il malhonnête ou très malin?

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

9b On savait déjà que J.P. Raynaud était un maniaque obessionnel du carreau de faïence (chacun son truc) mais là, on apprend qu'il est certainement cupide et malhonnête. Enfin, c'est ce que j'en comprends en lisant 20 minutes ce matin, même si je me garde de juger mes semblables. C'est l'histoire ubuesque de l'une de ses oeuvres (un fameux container) qui avait été achetée par un concessionnaire automobile comme mécénat. L'oeuvre était installée dans le bâtiment mais voilà que le brave propriétaire veut faire des rénovations et déplacer la sculpture. Pour avoir ce droit, il devait demander la permission de Raynaud qui accepte sous certaines conditions (genre que ses propres maçons s'en occupent et soient payés 20 000 euros)...Le concessionnaire aurait bien voulu revendre l'oeuvre en vente publqiue, mais voilà que Raynaud exigerait de percevoir 70 % sur la vente.

Bref, c'est comique...ou tragique pour le proprio qui doit se mordre les doigts d'avoir achetée cette oeuvre. Après on peut ou ne pas aimer le travail de Raynaud, c'est une autre histoire. Quoiqu'il en soit, cet artiste vaut cher (sur le plan du marché de l'art) et il le sait.

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La fièvre créatrice de Yolande

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Villemagique Longtemps mises de coté, les femmes trouvent progressivement leur place dans l'écriture de l'histoire de l'art. Il n'est pas rare de voir aujourd'hui des expositions monographiques consacrées à ces artistes qui ont participé à des mouvements d'ampleur européenne comme le symbolisme ou le surréalisme. C'est le cas de Yolande Fièvre dont l'oeuvre fait l'objet d'une rétrospective à la Halle Saint Pierre jusqu'au mois de mars. Voilà l'occasion de, généralement, découvrir cette femme qui a préféré la création libre aux pratiques académiques d'atelier dans les années 1930. Ayant découvert l'automatisme, elle se lança dans des recherches passionnées et des expériences passionnantes sur la matière. Elle réalisa beaucoup d'assemblages qui s'apparentent à des boîtes-objets ou des sortes de reliquaires un peu spéciaux.

Elle fut une ami d'André Breton, de Jean Paulhan mais aussi de Raymond Queneau. Les matières souvent organiques employées dans ses oeuvres donnent un aspect assez étrange à ses reliefs, on se croirait dans un monde fantastique et lunaire.Cela me fait autant penser à la maison du Facteur Cheval qu'aux sculptures scriptuaires de Dubuffet. Mais Yolande Fièvre était une artiste singulière a qui l'on doit bien une place à part dans l'histoire du surréalisme.

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Un abstrait à Paris : Carmelo Arden Quin

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

Arden20quin20carmelo2020elan2089202 La galerie Drouant nous propose une rétrospective de l'oeuvre de Carmelo arden Quin, et ce jusqu'au 31 janvier. Cet artiste est une figure historique de l'abstraction géométrique. Né en 1913 en Uruguay, il fut un proche de Torres Garcia. En 1945, Quin fut le fondateur d'un groupe baptisé Arte Concreto-invencion. S'en est suivi le mouvement MADI qui le réunit avec d'autres peintres tels que Rhod Rothfuss. L'art abstrait n'est-il, par essence, l'expression même du concret? La géométrie n'existe-t-elle pas, à l'état pur, dans la nature qui nous environne et dont nous sommes issus et composés? Le peintre vit en France depuis les années 1950 où bien sûr, il a exposé dans tous les grands salons de l'abstraction, en premier lieu celui des Réalités Nouvelles.

La particularité de son travail est d'avoir sorti l'expression abstraite de la rigidité de la toile académique, par convention rectangulaire. Il a fait éclater cet espace pour permettre un épanchement des formes et des couleurs. Ainsi, son expression n'est pas confite ni même sclérosée même si elle demeure résolumment géométrique et donc très cartésienne. On ne connait pas tant que cela en France le mouvement MADI qui a pourtant représenté un jalon essentiel dans l'histoire de l'abstraction internationale. Heureusement, une exposition dont nous reparlerons sûrement va ouvrir ses portes à la maison de l'Amérique latine, à Paris.

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No respect: retour perdant

Par Joest Jonathan Ouaknine | (7) Commentaires | Permalink

Led_zepCette semaine, Led Zeppelin est en couverture de Télérama: ils fêtent leur retour lors d'un concert à Londres. A l'intérieur 3 pages qui semblent avoir été écrites par un groupie de 14 ans. Je n'ai rien contre les interprètes de Whole lotta love, mais trop c'est trop. En 2007, on a vu les retours d'Alizée, des Bee Gees, de Michel Delpèche, des Doors, de Duran Duran, de Brian Ferry, de Genesis, de Lorie, des New York Dolls, de Marc Lavoine, de Patrick Fiori, de Paul McCartney, de Police, de Michel Polnareff, des Rita Mitsouko, de Rose Royce, des Sex Pistols, des Smashing Pumpkins, des Spice Girls, des Stooges, de Take That, de Van Halen... Et donc, de Led Zeppelin. Les plus travailleurs débarquent avec un album plus ou moins bâclé. Les autres se contentent d'un best of, voir juste d'une tournée.

Le top 3 des fausses excuses utilisées par ces artistes pour justifier leur retour:
- On revient à la demande de nos fans.
- On avait besoin de mettre le mot "fin" à notre histoire.
- Tout est allé très vite. Pour la première fois depuis 10 ans, Untel m'a appelé, on s'est assis à une table, on a gratté quelques accords et quelques semaines plus tard, nous revoici!

L'argent (tabou N°1)? La pression des maisons de disques (qui veulent à la fois s'appuyer sur leurs "valeurs sures" et faire vivre leur "catalogue")? Une carrière solo qui bat de l'aile (par ex: David Lee Roth qui a eu envie de reformer Van Halen peu après s'être fait virer de la radio où il était animateur)? Ou tout simplement l'envie de retrouver la lumière?
Toutes les personnes citées balayent ces accusations. Maintenant, après 23 artistes qui reviennent, il faudrait être vraiment naïf pour les croire.

Les médias n'hésitent pas à en rajouter une couche. On peut faire un "bingo du come-back", tant les sujets sont truffés des mots "à inspiré de nombreux artistes", "le plus grand...", "légende", "pionnier" ou "tellement actuel".
Il y a l'inévitable amnésie. Prenez Led' Zep'. Séparé en 1980? De tête, je compte au moins quatre fois où Jimmy Page et Robert Plant ont poussé la chansonette ensemble publiquement depuis cette date. La seule chose inédite étant l'utilisation de la franchise "Led Zeppelin". Le pire étant Duran Duran, qui n'a jamais été officielement dissout, simplement, depuis le Wedding Album, leurs disques ne se vendaient plus!

Et puis, revenir pour faire quoi? En général, ils ont mal vieilli. Et sur scène, on dirait un remake de Quand j'étais chanteur. Surtout que, c'est bien connu, ils ne joueront jamais aussi bien que ce qu'on s'imaginait. Parce que le concert idéal, c'est celui qu'on a dans la tête.

Le mot de la fin est pour Sonic Youth, qui n'a jamais percé et qui se dit que le mieux aurait été d'organiser une vraie-fausse dissolution il y a quelques années, pour mieux revenir aujourd'hui!

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Paris prend des couleurs

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Arton5967 Les expositions de l'Hôtel de Ville sont souvent très courues...car elles sont gratuites mais aussi fort bien faites et attrayantes. En ce moment, on peut y voir une grande exposition de photographies qui s'intitule Paris en couleurs, des frères Lumières à Martin Parr. Quel programme, n'est-ce pas? L'ensemble ne se compose de pas moins de 300 clichés en couleurs, inédits, qui ont été pris de Paris depuis l'année 1907. Il est vrai que la couleur n'est pas apparue subitement dans l'histoire de la photographie et on peut même dire qu'elle n'a vraiment été utilisée quà partir des années 1930, un moment d'intense développement du photojournalisme.

Mais la couleur a aussi révolutionné l'histoire du portrait photographique en lui donnant une dimension plus proche de la peinture, de la vie. Aujourd'hui, nous sommes totalement habitués à la présence de la couleur. le Noir et Blanc est comme un mode de représentation ancien et plus luxueux. C'est aussi le passage à l'ère du numérique qui a beaucoup fait évoluer les choses et les pratiques, en démocratisant et popularisant l'usage de la photographie. 

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Feichtinger et l'architecture du XXIe siècle

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

1maquettepasserelle Le 37e pont de Paris vient d'être récompensé par un prix d'architecture, le prix Européen de la construction métallique. La passerelle Simone de Beauvoir, qui relie la rive gauche aux jardins de Bercy, est signée du cabinet Feichtinger Architectes. Elle devient donc un objet consacré d'architecture urbaine contemporaine. C'est vrai que ce pont est esthétiquement très harmonieux et fut bien accueilli par les riverains. Fondu dans la nature, il évoque un peu les ponts japonais dans cette façon de se couler entre les deux rives, comme une vague. En plus, on y a une vue imprenable sur la Seine et le panorama de Paris. C'est aussi un pont bien adapté à la répartition des flux, entre les cyclistes, les personnes à mobilité réduite, les marcheurs. Il faut aussi savoir que cette passerelle métallique est sortie des usines Eiffel, en Alsace, et que sa structure est dite lenticulaire (terme technique pour frimer, mais c'est plus pareil quand il s'agit de l' expliquer).

Cette passerelle a été confiée à Feichtinger par voie de concours, en 1998. Procédé classique où il n'y a rien à redire. Depuis, ce grand cabinet d'architectes a eu et développe encore d'autres projets d'envergure qui sont bien en valeur sur leur site internet, looké très archi branché. On se rend compte qu'ils interviennent dans tous les coins du monde, mais je retiens notamment en France le centre d'art contemporain de Montpellier qui comportera des logements d'étudiants, des ateliers d'artistes et des espaces d'exposition.

Voir aussi : Actualité | Architecture

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Made in paris : la jeune création contemporaine

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Sans_titrenumrisation01_3 Place aux jeunes, comme on dit. Et notamment aux jeunes créateurs des arts décoratifs. C'est ce que propose justement tout récemment une manifestation sponsorisée par la Mairie de Paris et qui présente les travaux de quatre écoles d'art et de design que l'on ne présente plus : Boulle, Duperré, Estienne et Olivier de Serres. En plus, ça a lieu au Réfectoire des Cordeliers et dure jusqu'au 19 décembre, en toute gratuité. On y verra que le savoir-faire, c'était pas forcément "mieux avant", pour reprendre une expression chère à vos grands-mères. L'idée, c'est de montrer la diversité des talents et des pratiques artistiques et artisanales de ces étudiants, dans une présentation libre et peu scolaire, qui regroupe les objets par genres plutôt que par écoles.

L'installation est savante et très contemporaine, et on a une répartition harmonieuse et dynamique des volumes décoratifs dans l'espace, dans un jeu de dialogue imaginatif entre les grandes pièces et les petits objets. L'Ecole Boulle est peut-être la plus connue du grand public, mais l'école Duperré est plus convoitée dans les cursus de design, de mode et de travaux en céramique. Pour les métiers du livre, on regardera plutôt du coté de l'Ecole Estienne. Je ne connaissais pas l'école Olivier de Serres, basée dans le 15e et qui accueille plus de 700 élèves, mais cette exposition en est la belle occasion. 

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