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Quand Barye rugit...Delacroix n'est pas loin
Par Claire Maingon le 5 mai 2008
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Allez tiens, je propose une petite série sur la sculpture animalière. C'est un beau sujet, mais qui demeure finalement relativement méconnu. On a coutume, c'est vrai, d'associer les sculptures animalières à de petits sujets décoratifs, bons à poser sur un rebord de cheminée. Il est juste qu'au 19e siècle, les fondeurs et éditeurs d'art ont beaucoup réalisé de ces ornements, à partir d'oeuvres de Barye ou de Mène. On trouve encore facilement dans les ventes publiques des bronzes de ces deux artistes, dans des fontes d'édition anciennes généralement sorties des fonderies Hébrard. Je voudrais revenir un instant sur ce Lion et le serpent de Barye. Quelle violence, on est bien ici dans l'esprit du romantisme des années 1830. Que d'aucuns appellent la Révolte.
Vous savez bien sur que le Salon officiel de Paris représentait le grand rendez-vous de l'art contemporain. On sait que ceux de 1824 et 1827 ont éclairé par les audaces de Delacroix. En bien, en sculpture le grand salon romantique fut celui de 1831. Et Barye justement d'y triompher. Remarquez aussi le souci néaturaliste du sculpteur pour représenter les animaux. Bien que la scène de combat soit empathique, et théâtrale, l'artiste veut respecter l'anatomie et la précision dans le rendu des pelages et des écailles. Il travaillait d'ailleurs au Jardin des Plantes, dessinant devant les "modèles". C'est un exemple du genre. On peut aussi le rapprocher justement des fauves peints et dessinés par Delacroix sur la même période.
Ci- contre : une aquarelle de Delacroix
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