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John Cage, bien dans ses basques

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Shoes2 Ca pourrait être le nom d'un acteur hollywoodien. C'est le nom d'un artiste américain, né pas loin des studios d'Hollywood, à Los Angeles. John Cage  fut un musicien créateur communément  associé à Fluxus, dont il fut l'un des membres les plus actifs. Cependant, il fut aussi un artiste à mi-chemin entre le monde de la musique et de la peinture. C'est intéressant de voir comment certains genres de pratiques artistiques peuvent se rencontrer. Après avoir appris le piano, et l'histoire de la musique, Cage avait fait son voyage d'apprentissage en Europe.

Cage, qui enseignait aux Etats-Unis dans les années 50, dirigea le premier happening de l'histoire, baptisé Event et dans lequel se produirent à la fois Merce Cunningham (danse), David Tudor (Musique) et Robert Rauschenberg (peintre). Ce qui est intéressant dans la démarche de cage est la confusion volontaire que ce dernier fait entre l'art et la vie. L'art et la vie sont viscéralement unis. Cette façon de voir les choses n'est pas moins réaliste qu'une autre et elle rend peut-être le quotidien plus beau, d'ailleurs. Question d'interprétation du réel. Il fut également un beau metteur en musique d'oeuvres littéraires autour de James Jayces notamment.

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La mosaïque au Petit Palais

Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink

Ist2_2641770_mosaic_pattern_at_peti En vous balandant dans le Petit Palais, vous avez peut-être remarqué la présence d'une jolie mosaïque. Elle date du temps de l'élèvation de cette architceture éclectique de la Belle Epoque: pour l'Exposition Universelle de 1900. Charles Girault, architecte, avait été le grand ordonnateur de sa planification dans la ville. C'est à lui qu'on doit la création de l'axe triomphal qui relie les champs-élysées aux Invalides. Le petit palais mise à fond sur la solennité et l'apparat. Très luxueux avec ses décors sculptés, il a donc été gratifié de mosaiques précieuses. On trouvera cette mosaïque au sol, dans le vestibule et les galeries du péristyle.

D'ordre floral et végétal, elle n'est pas historiée comme celle du Grand palais, son voisin dont nous reparlerons prochainement. Il s'agit, pour li'intérieur, de belle fleurs aquatiques dorées sur fond bleu. L'ensemble est très élégant et accueillant. Il n'est pas superflu de rendre hommage à son réalisateur : Facchina, un artisan qui avait participé à la restauration de la Basilique Saint-Marc de Venise. Il avait utilisé une technique nouvelle pour le petit Palais, inventée en 1855, qui coinsistait à assembler ses panneaux de mosaïque en atelier sur un papier spécial et dont le résultat serait enseuite déposé directement dans du ciment frais. Elle le rendit célèbre. C'est ainsi que les mosaïques de Facchina ornent le Petit Palais, certes, mais aussi bein d'autres bâtiments parisiens tels que le Musée Galliera, les grands magasins du Printemps ou encore le Lycée Chaptal!

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Qui veut être académicien?

Par Joest Jonathan Ouaknine | (2) Commentaires | Permalink

AcademicienAlain Robbe-Grillet est mort au mauvais moment! En effet, l'Académie Française avait du mal à trouver six personnes pour remplir autant de sièges vacants et voilà qu'un septième académicien meurt. Cette problématique peut sembler incongrue. Personnellement, si on me proposait de porter le fameux habit vert, je ne dirais pas non. Le problème, c'est que les critères de sélection sont trop sévères: d'aucuns considèrent que l'académicien doit avoir les tempes grises et si possible un nom à particules. Lorsqu'Erik Orsenna fut élu en 1998, à 51 ans, il était le plus jeune académicien... Et il est toujours le benjamin 10 ans plus tard. Etre élu d'abord, c'est une consécration. Mais avec le temps, l'Académie Française est devenue une maison de retraite pour lettrés. On n'ose imaginer les conséquences d'une nouvelle canicule...

Le soucis, c'est la percéption de la culture. Il y a une "culture d'en haut" et le reste méprisée. Alain Robbe-Grillet, créateur du nouveau roman, a du attendre une quarantaine d'année pour être élu à l'Académie Française. Nul doute que c'est le destin des Michel Houellebecq, Amélie Nothomb et autres Philippe Claudel (pourtant, ce dernier se bat avec Vincent Dellerm pour le titre de plus jeune vieux de France.)

Cet élitisme fait que les échellons intermédiaire disparaissent. Les gens se disent: "La marche est trop haute, alors je préfère rester en bas." D'où l'essor du langage SMS, de la Star Academy, des films produits par Luc Besson ou de Faïza Guène.

Je pense qu'il faudrait rajeunir l'Académie Française. Qu'elle regroupe les amoureux de la langue Française, quel que soit leurs ages ou leurs origines. Pour réconcilier les Français avec les belles lettres.
Hélas, au mieux, ils éliront un "jeune", de même qu'il y a déjà des sièges reservés aux éclésiastiques, aux politiques, à la "francophonie" (un terme politiquement correct pour dire black), etc.

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Jacob Van Ruisdael

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

Ruisdael20jacob20winter20w20mill20p On orthographie parfois son nom Ruisdaal, mais il reste néanmoins l'un des plus célèbres paysagistes hollandais du 17e siècle. Né en 1628, il est donc un contemporain de Vermeer. Peintre de paysage, d'accord, mais le genre paysager prend tout entier chez lui valeur de métaphore. C'est la magie de la peinture des genres mineurs en Hollande, cette révélation de l'invisible au travers du monde sensible. Les effets de lumière souvent dramatiques qui se rencontrent dans les toiles de Ruisdael sont comme des métaphores de la petitesse de l'homme face à la cosmogonie de la nature et à sa toute puissance divine.

Notre peintre était surtout réputé pour ses ciels de tempête et ses scènes orageuses, en créant une sorte de poétique du paysage. Versatilité du temps et des âmes, brieveté de l'existence face à l'éternité suprême de la nature, telles sont les notions qui se dessinent derrière les apparences du paysage. Les paysages de Ruisdael ne sont pas sans évoquer les toiles de Caspar Friedrich, plus tard au 19e siècle, qui a su, de la même façon, interroger le sens de l'existence derrière le voile du réel.

Friedrich7 Ci contre : une toile de Friedrich

Voir aussi : Histoire de l'art

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Ergy Landau, une hongroise photographe

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

7740_2 Ergy Landau fait partie des femmes photographes des années de l'entre-deux-guerres. D'origine hongroise, elle a d'abord produit des travaux pictorialistes, c'est à dire des photographies à fort caractère pictural, dans la lignée des maitres Steichen et Stieglitz. Installée dans un studio à Budapest, la jeune femme a livré des portraits d'artistes d'avant-garde de son temps, comme Laszlo Moholy-Nagy. Mais l'oppression du régime de Horthy la poussa à l'exil. C'est Paris, naturellement, qu'elle choisit pour destination. Ergy Landau y déposa ses valises en 1923. C'est en découvrant les architectures de Paris, et notamment la Tour Eiffel, qu'elle évolua dans sa création photographique.

Engagée dans la Nouvelle Vision, elle se concentra sur des effets de dynamisme, des cadrages serrés qui mettent en scène des contrastes formels souvent saisissants. Ergy Landau a alors un certain succès dans des publications journalistiques telles que Paris magazine ou Jazz. Elle fur aussi l'auteur de reportages en Chine, à une époque où ce vaste pays était encore peu visité.

Voir aussi : Photographie

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Fragonard érotique

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Fragonard_le_verrou_l Ah Frago! Je veux dire, Jean-Honoré Fragonard, bien sûr, ce peintre si célèbre du 18e siècle français. L'auteur des parties de Colin-Maillard, du Verrou, de La Chemise enlevée. Fragonard est un peintre de genre, plutôt érotique, mais il avait fait ses premières armes à l'Académie Royale de Peinture et de Scultpure sous le vocable plus prestigieux de la peinture d'histoire. Il fut agrée en 1765. Cet élève de Boucher avait séjourné à Rome pendant 4 ans. Mais sa découverte de l'art italien, antique et moderne, l'avait éloigné de la manière de son maître.

Le sexe tient une place omniprésente dans l'iconographie de Fragonard, peintre de la sensualité et de l'humour tendre. Ceux qui avaient visité l'exposition de l'année dernière au Musée Jacquemart-André ne diront pas le contraire. Plus espiègle que grivois, il a élevé le genre de la scène intime à son apogée. C'est surtout dans le Verrou que s'exprime au mieux les tensions de la chair et de l'esprit quil aima tant à peindre. L'image nous montre un couple succombant au désir dans une lumière effleurant le lit sur lequel pèsent de lourds rideaux rouges. Comme ceux d'une scène ou se jouerait le théâtre des passions charnelles et - peut-être- adultères.

Voir aussi : Histoire de l'art

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Une église sous les blancs manteaux de Paris

Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink

01 Placée dans le 4e arrondissement de Paris, dans la rue dite des Blancs-Manteaux, l'église Notre-Dame du même nom porte le nom des vêtements que les religieux augustins revêtaient pour faire leur service. Ils s'y sont installés au 13e siècle, en 1258. Mais l'église telle que nous la voyons aujourd'hui a été recontruite au 17e siècle, sous la conduite de l'architecte Charles Duval, à l'emplacement d'un ancien couvent de Mauristes. Comme d'autres églises de Paris, elle a reçu une façade qui ne lui était pas destinée de prime abord, celle de Saint-Eloi qui avait été détruite par le Baron Haussmann dans la foulées des grands aménagements dans la capitale demandés par Napoléon III.

On trouve dans cette église Notre-Dame des Blancs-Manteaux de nombreuses oeuvres anonymes qui datent du début du 17e siècle. Bien sûr, ils sont quasiment tous en rapport avec des passages de l'Ancien Testament. Cependant, elle abrité également des oeuvres de maîtres telles que l'Adoration des mages peinte par Jean-Marie Bralle, ou l'épisode de la multiplication des Pains, peint par Claude II Audran en 1683. La chaire, quant à elle, est de style dit rococo et l'église comporte enfin un ensemble d'orgues réputés pour leur majesté. On peut visiter ce bâtiment cultuel de Paris sur rendez-vous.

Blancmanteauchaire

Voir aussi : Architecture

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L'architecture au fil de l'eau

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Pont Rives créatives, c'est le bien joli titre donné à l'exposition qui sera inauguré prochainement à la Cité de l'architecture, au Palais de Chaillot. L'idée est de montrer que les voies fluviales sont aussi des espaces de création, de mise en scène et d'oeuvres d'architecture. On y découvrira les réalisations de la VNF, la maîtrise d'ouvrage des voies navigables de France. C'est l'occasion d'un petit voyage sur tout le territoire national, depuis la passerelle de Marc Mimram sur le Rhin, en passant par les bâtiments conçus sur le Canal du Rhône par Le Corbusier. On croisera donc des figures emblématiques de l'histoire de l'architecture moderne.

C'est aussi une exposition qui permettra de mieux comprendre les contraintes et les limites d'un espace mal connu et difficile à maîtriser. Depuis la passerelle, en passant par le pont ou le tunnel, le thème du passage d'une rive à l'autre porte aussi en lui le symbole du passage vers la modernité. Les ouvrages présentés sont très diversifiés et sont également de nature artistique, comme l'intervention de Jeppe Hein dans le Doubs. Une table ronde sera aussi organisée à l'occasion de cette intéressante manifestation.

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Bouh! Paul Toupet

Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink

Paul_toupet09 Bienvenu au Pays des Merveilles (désenchantées). Bienvenu dans le monde de Paul Toupet. Paul Toupet est un drôle de rêveur, un conteur d'histoires flippantes. C'est un sculpteur dont l'oeuvre chamanique et enfantine peut étonner. Ses lapins ont des têtes de poupées vaudous qui ne rassureraient pas le premier enfant venu, c'est moi qui vous le dit, mais n'auraient pas déplus aux surréalistes. C'est un jeune artiste, qui a encore moins d'une trentaine d'années, mais le travail autour de la représentation des corps l'occupe déjà depuis de nombreuses années. Ses poupées n'ont rien à envier à celles de Bellmer. Elles me font tout aussi peur, en vomissant leurs tresses ou avec leurs robes déchirées. Ces objets, qui sont issues de la récupération, ne sont pas sans histoires. Elles sont porteuses d'un vécu enfouies en elles, comme des petites filles abusées et qui ne pourraient pas témoigner de leur traumatisme. 

Toute cela a l'air un peu macabre, j'en conviens. Mais les travaux de Paul Toupet trouvent une résonance dans le monde actuel nous nous sommes un peu comme des fantômes d'êtres humains. Y qu'a voir la tronche des gens dans le métro le matin (et dont je fais partie d'ailleurs, ndlr). Toupet est également un jeune décorateur et il réalise régulièrement des décors pour des scènes de théâtre ou des pièces.

Voir aussi : ActuArt

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Boucher et la frivolité des sens

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

1bouchermunich François Boucher n'a pas du être le plus malheureux des peintres du 18e siècle français. D'une part, car il avait de bien jolis modèles, aux fessiers rebondis (Mlle O'Murphy). D'autre part, car il était le peintre préféré de la Marquise de Pompadour (maîtresse de Louis XV), et a du s'en mettre en maximum dans le cornet, comme on dit, en profitant du faste et du luxe de la cour. Boucher était introduit auprès des favorites. C'est notamment à lui que furent confiés les décors rocaille des appartements de l'Hôtel Soubise. On aime ou on aime pas Boucher...Diderot, en bon philosophe des Lumières qui pronait la morale, détestait. Faut dire que l'univers de Boucher et celui de la légèreté et du fantasme, du plaisir sans ambages.

Paris, petites madames. C'est tout Boucher ça. Moi, j'aime bien car cela me fait rire par le coté désuet et joliement charmant, complètement éthéré de ces scènes. En plus, j'aodre les scènes de la mythologie grivoise, comme celles montrant Vénus dans la forge de Vulcain. Il est vrai que Boucher en fait parfois trop en matière de rubans roses et de pompons. Mais, on lui pardonne, car c'est notre Boucher à Nous.

Voir aussi : Points d'Art

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