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Boucher et la frivolité des sens

Par Claire Maingon le 12 février 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

1bouchermunich François Boucher n'a pas du être le plus malheureux des peintres du 18e siècle français. D'une part, car il avait de bien jolis modèles, aux fessiers rebondis (Mlle O'Murphy). D'autre part, car il était le peintre préféré de la Marquise de Pompadour (maîtresse de Louis XV), et a du s'en mettre en maximum dans le cornet, comme on dit, en profitant du faste et du luxe de la cour. Boucher était introduit auprès des favorites. C'est notamment à lui que furent confiés les décors rocaille des appartements de l'Hôtel Soubise. On aime ou on aime pas Boucher...Diderot, en bon philosophe des Lumières qui pronait la morale, détestait. Faut dire que l'univers de Boucher et celui de la légèreté et du fantasme, du plaisir sans ambages.

Paris, petites madames. C'est tout Boucher ça. Moi, j'aime bien car cela me fait rire par le coté désuet et joliement charmant, complètement éthéré de ces scènes. En plus, j'aodre les scènes de la mythologie grivoise, comme celles montrant Vénus dans la forge de Vulcain. Il est vrai que Boucher en fait parfois trop en matière de rubans roses et de pompons. Mais, on lui pardonne, car c'est notre Boucher à Nous.

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