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Edward Hopper et la solitude des âmes

Par Claire Maingon le 22 décembre 2007 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Hopper22 Edward Hopper est l'un des artistes amércains qui a le plus les faveurs du grand public. On peut signaler, pour les veinards qu'un achat de billet pour Washington ne rebutera pas, qu'une grande rétrospective est actuellement organisée à la National Gallery of Art. Cela faisait un quart de siècle qu'on avait pas vu exposition du genre. C'est dire l'évènement. Ce genre de grandes expositions révèle l'approche toujours nouvelle que l'on peut avoir sur l'oeuvre d'un grand peintre. Il n'est pas inutile de confronter notre regard d'aujourd'hui à une oeuvre archi-connue, l'exposition Courbet au grand palais le montre trop bien.

Hopper a emprunté ses thèmes à son milieu : l'Amérique profonde, celle où - a priori - il ne se passe rien. Rien que les drames de la solitude, de l'attente, que ses scènes de genre mettent en exergue, comme des métaphores de la condition humaine. Sa peinture me fait toujours penser à la littérature de Steinbeck, je ne sais pas pour vous. Les éclairages et les cadrages sont d'une sensibilité étonnante, jamais mièvre, mais poétique. Réaliste par définition, Hopper se révèle le peintre d'une ceryains métaphysique des âmes. Il a peint jusqu'à son dernier souffle, à l'âge de 80 ans, des toiles qui ont fini par flirter avec l'abstraction. Comme un retour sur lui-même et sur la fébrilité de l'existence.

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Commentaires

Rédigé par: pintiste | 22 déc 2007 23:05:55

Des corps posés, des âmes abîmées, les yeux suspendus dans les miroirs de la vie, voilà ce que m'évoque les personnages de Hopper. Le concassage silencieux de la vie.

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