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Biedermeier

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

X196image_120480_v2_m565775698311_2 Le style Biedermeier, c'est le thème d'une exposition qui a cours en ce moment au musée du Louvre. A la fois sobre et fantaisiste, cet emblème de l'art décoratif du19e siècle a ses racines à Vienne et à Prague. La beauté des matériaux n'a d'égal que celle des volutes et des formes empruntées à une nature volontairement stylisée, épurée, idéalisée. Il faut avoir l'esprit le contexte historique de l'époque, vers 1815-1845, marqué par une paix chèrement acquise après les conquêtes napoléonniennes qui ont laissé des traces en Europe. Un nouvel ordre politique avait vu le jour dans les pays de l'Ancien empire romain germanique. Ce style que l'on dit Biedermeier, en réalité, c'était avant tout l'état d'esprit d'une culture bourgeoise nouvelle, tant en littérature, en musique que dans les arts plastiques.

Cet forme d'architecture et d'art décoratif a été principalement développé et mis en valeur par la cour impériale de Vienne. L'exposition du Louvre valorise surtout les meubles, pièces d'argenterie, porcelaines précieuses, textiles et quelques peintures. Précédant ce que l'on pourrait qualifier d'ère industrielle du Design, le style Biedermeier éclate dans toute sa singularité et son importance historique. C'est l'occasion qui nous est donné de mieux partir à sa découverte. A voir jusqu'au 14 janvier 2008.

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Réfléchir sur le musée

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Presv Voilà un cycle de conférences et de colloques qui intéressera les passionnés de muséologie: L'Etat et le musée : architecture, politique, destins d'oeuvres. On peut y assister jusqu'au 17 décembre à l'auditorium du Louvre. Il s'agit d'une réflexion de fond sur la nature et la fonction muséale, comme l'indique le programme très complet et qui nous rapelle que "longtemps vitrine du pouvoir, et par vocation lieu de partage des oeuvres et du savoir, le musée évolue ets e recompose sans cesse". Le 8 décembre, il y aura le grand colloque sur "les dépots de l'Etat au XIXe siècle: politiques patrimoniales et destins d'oeuvres". Et puis, tous les lundis, des cycles de conférences très intéressantes à 12h30 autour de la commémoration du 150e anniversaire de l'achèvement du Louvre de Napoléon III. Par exemple, le 10 décembre, on pourra venir écouter l'intervention d'un conservateur du MOMA sur l'architecture de Paris et le style Napoléon III.

Et le 17 décembre, l'intervention d'Anne Pingeot sur le thème de Propagande et sculpture. Le Louvre de Napoléon III.Voici donc un très beau programme en perspective à un prix tout à fait raisonnable de l'ordre de 5 euros par conférences, et il y a de nombreux tarifs réduits.

Voir aussi : Actualité | Histoire de l'art

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H.S. au MAMVP

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Img_23819 C'est vrai qu'elle a un nom imprononçable, Hélène Schjerfbeck (1862-1946). Et pas facile à écrire non plus, d'ailleurs. Faut dire qu'elle est d'origine finlandaise. Je vous en parle car l'oeuvre de cette dame, franchement inconnue en France (hormis pour les spécialistes de l'art moderne finlandais peut-être), fait actuellement l'objet d'une exposition au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Et les retours sont excellents. C'est un univers complètement personnel et assez obsessionnel que celui d'H.S (pour éviter les fautes de frappe, ndlr.). Venue se former à Paris dans les années 20, comme tout bon artiste indépendant qui se respectait, elle passa pourtant le plus clair de sa vie en recluse, à une cinquantaine de kilomètres d'Helsinki. Dans cet isolement, elle parvient malgré tout à livrer une peinture nourrie des avant-gardes, libre mais matinée d'une pudeur, d'une douceur très unique. C'est peut-être cette fameuse lumière du Nord qui change tout.

On peut avoir le sentiment que l'oeuvre tourne un peu sur elle-même, du fait de cette réclusion d'H.S. Mais ce qui est vraiment saisissant est sa série des autoportraits qui nous montre une femme, sans fards, plus elle-même que nous ne pourrions jamais envisager de nous révéler à l'autre. Autrement dit, on ressent un petit choc devant cette audace très fine et intime, qui montre le visage de la mort mêlé à celui de la vie, et peut-être, à une forme d'alinéation. L'exposition mérite ne serait-ce que pour cette série, assez extraordinaire. Jusqu'au mois de janvier.

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Fred Chichin (1954-2007)

Par Joest Jonathan Ouaknine | (1) Commentaires | Permalink

Fred_chichin Fred qui? Dans un groupe, le chanteur est souvent mis en avant. Et lorsque le chanteur est une chanteuse, c'est encore pire. Fred Chichin était plus que "le guitariste de Catherine Ringer". C'est lui qui l'a convaincue, en 1980, de quitter l'opéra-rock de MarcO' pour fonder un groupe. Il y eu l'époque où ils mangèrent de la vache enragée. Catherine Ringer a même du tourner dans des films pornos de deuxième zone pour payer les factures. Puis enfin, les Rita Mitsouko et leur premier non-tube Marcia baila. Un non-tube car, à l'instar des autres hits du duo, il ne possède pas de refrain et son thème (la mort d'une danseuse qui les avait aidés) est plutôt morbide.

En pleine vague "Top 50", ils font figure d'enfants terribles: la voix de l'une et les rythmes de l'autre détonnent. D'autant plus qu'à l'époque, il n'y avait pas de scène alternative. Les clips sont "cinématographique"? Ils surjouent volontairement dans Le petit train. Les maisons de disques marient chanteurs et chanteuses le temps d'un duo en guimauve? Catherine Ringer crie "j'me sens pas belle" à Marc Lavoine. Et pourtant, ils vendent des disques.

Puis il y eu les années 90. Ils reconnurent a posteriori qu'ils ont navigué à vue. Une hépatite pour Fred Chichin imposera une éclipse.

Ils étaient revenus cette année avec Variety. Loin de jouer le rôle de la formation sur le retour, prète à toutes les concessions pour vendre des disques, Fred Chichin dénonçait volontiers la pauvreté musicale du rap Français ou du slam.
Puis Fred Chichin a été foudroyé par un cancer. Ironie du sort, c'était le thème de Marcia Balia.

Voir aussi : ActuArt

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Saint Michel va bien, merci

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Mchel5c Tout le monde est content : les amoureux de sculpture du 19e siècle, les amateurs de Frémiet et les habitants du quartier de la Fourche. L'archange du Campanile de l'Eglise-saint-Michel des Batignolles, flambant redoré, est de retour au sommet. Cette oeuvre de Frémiet avait été remisée depuis 1990 où elle végétait dans une réserve, comme sans doute bien d'autres oeuvres d'art architecturales de Paris d'ailleurs. Cette sculpture avait été frappée par la foudre dans les années 1980, ce qui explique son démontage, mais il aura fallu bien des années pour que sa restauration soit effective et suivie d'effet. Encore une fois, c'est grâce à la pugnacité d'une association de riverains que le projet a enfin trouvé une issue favorable et concrète.

Cette oeuvre reprèsente l'archange Saint-Michel terrassant le dragon. On peut l'interpréter comme une allégorie du triomphe du bien sur la mal. Ce sera l'occasion aussi d'entendre, peut-être, parler un peu plus de Frémiet, beau talent animalier qui est présent à plusieurs reprises dans la capitale, notamment par la Jeanne d'Arc outrageusement récupérée à des fins politiques par le Front national. Sachez enfin, chers lecteurs, que Frémiet est aussi l'auteur de celui qui trône au Mont-Saint-Michel!

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Voir aussi : Actualité | Sculpture

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Les trèsors sacrés de l'Europe de l'Est à Toulouse

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

27299 Il me semble qu'il n'est pas si fréquent de voir des images du christ humain vivant crucifié, les yeux rougis par les souffrances de son calvaire. On trouve ce genre de représentations dans l'art du Moyen Age, et notamment dans les trésors de la Slovaquie orientale. Assez pointu, me direz-vous, comme sujet. Ca tombe bien, car c'est le thème d'une fabuleuse exposition qui va ouvrir très bientôt au musée des Jacobins de Toulouse. Le Moyen Age est une période fascinante qui a été trop longtemps qualifiée de Dark Ages, comme une sorte de méandre historique et barbare. On connait mieux aujourd'hui l'histoire des cultes et des aspirations religieuses qui ont présidé à l'évolution d'une société occidentale marquée par les famines, les guerres et les conquêtes.

On verra à Toulouse des objets exceptionnels qui proviennent de différents musées dont celui de Kocise, l'une des plus importantes collections d'art sacré d'Europe de l'Est. Retables, sculptures en bois, coffres et autres reliquaires fint la part belle aux dorures et à l'art précis de la serrurerie. A voir sans faute du 1e décembre 2007 au 24 mars 2008.

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Les couleurs de l'Italie...des 17 et 18e siècles

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

Img_4614_portofino_mur A son origine, le Musée départmental de l'Oise possédait une très belle collection de peintures italiennes modernes. Ces toiles avaient été décrochées des murs au moment de la réfection du musée. Mais cela est de l'histoire ancienne, si l'on peut dire, car les salles ont adopté une nouvelle splendeur sobre et scénique qui sied bien à ces oeuvres d'art exceptionnelles. Pour fêter l'évènement de la réouverture, le Musée a organisé une exposition intitulée Couleurs d'Italie. Il s'agit des toiles réunies depuis les années 1960 par l'ancienne conservatrice du Musée. Le panorama balayé par cette collection publique est large puisqu'il va des écoles italiennes dans l'émulation du Caravage aux courants baroques. Autant dire, une partie essentielle de l'art italien et qui n'est pas le moins hermétique au grand public.

Cette exposition temporaire offre une regard neuf sur ce pan de l'histoire de l'art moderne des 17 et 18e siècles. Ouverte à partir du 24 novembre, elle se tient jusqu'au mois de mars.

Caravaggio Image : Carvage, Le sacrifice d'Abraham

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Le quotidien autrement : deux regards croisés

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

Paulette20phillips20smut20inst  Autre exposition de photographies contemporaines en ce moment au centre culturel canadien: celles de Lisa Klapstock et de Paulette Phillips. Entre art vidéo et art photographique, leur travail sur l'image n'est pas très connu en France. Elles jouissent pourtant d'une réelle notoriété dans leur pays d'origine. Paulette Phillips s'amuse à sonder l'univers du quotidien, ce qui n'est pas si désuet que cela bien au contraire. Car le quotidien, c'est la vie à l'état pur si l'on peut dire, celle à laquelle on ne peut pas échapper. Mieux vaut s'en faire une alliée. L'artiste explore des facettes de notre rapport au monde, comme la déambulation dans une foule, la contemplation d'un paysage. Des choses simples et intimes dans lesquelles chacun peut se retrouver.

Quant à Lisa Klapstock, elle travaille plus précisément sur la foule, ou plutôt sur l'individu dans la foule. cette question ouvre une réflexion sur l'individualisation dans la société de masse, dans la globalisation que nous vivons et subissons. Une nouvelle fois, il s'agit d'installations mêlant photographies et vidéos.

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Image 1 : une installation d  Paulette Phillips

Image 2 : une image extraite d'un DVD de Lisa Klapstock

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Michael Light regarde la terre

Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink

02railroad La terre vue du ciel, tout le monde se souvient du succès populaire de cet ouvrage de photographies prises par Yann Artus Bertrand. C'est un autre regard que celui de Michael Light, un photographe américain qu'expose en ce moment la galerie Luc Bellier. Les clichés, en noir et blanc, font ressortir d'autres subtilités de la terre. Cet artiste n'est pas un débutant. Il vient même d'être consacré par le prix John Simons décerné par le Guggenheim Museum. Ce qui intéresse Light, c'est avant tout l'empreinte que l'homme laisse sur la terre, la forme de conflit que la cohabitation nature/homme engendre au niveau de l'espace. En ce sens, il s'éloigne vraiment du regard presque romantique de Y. Artus Bertrand.

La nature apparait presque métallique, pas forcément accueillante ni naïve, Et puis, le photographe s'intéresse au monde de la ville, à ses périphéries, ses rebus. Notre photographe est d'ailleurs mieux connu pour livre portant sur les centaines d'essais nuclaires réalisés par les Etats-Unis entre 1945 et 1992, un document historique qu'il a intitulé 100 soleils.

Voir aussi : Photographie

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Si Versailles m'était conté

Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink

070630_versailles_louis14_contexte Historique, voilà une bien intéressante exposition que propose en ce moment le château de Versailles sous le titre un peu romanesque de Quand Versailles était meublé d'argent. Mais de quel argent au juste s'agit-il?  Il se trouve, mes chers compatriotes, que notre bon vieux Louis XIV s'est allégrement servi du mobilier en argent du château pour financer la guerre contre la ligue d'Augsbourg. C'était sans doute légitime de sa part. Il a sacrifié à la cause de grands miroirs d'argent, des aiguières d'argent massif immenses et autres babioles du même genre. Pas facile, au demeurant, d'exposer des objets qui n'existent plus...(réflexion intéressante pour nos étudiants en muséologie d'ailleurs que cette question).

Malins comme des singes (pas péjoratifs), les conservateurs de Versailles ont demandé à leurs homologues européens de leur prêter des objets identiques ou presque. C'est à Jacques Garcia que la mise en scène à été confiée, en tout point classe et spectaculaire. A travers de ces 150 objets, on redécouvre avec émerveillement quelque chose du faste de Versailles, à l'époque où les nobles dames au talons rouges arpentaient les couloir du château.

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