Petite visite à Saint Germain des près
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Quelle est la plus ancienne des églises parisiennes? L'église saint germain des près. Star du paysage parisien, elle possède son propre site internet. Son origine remonte au 8e siècle, après que le fils de Clovis ait rapporté en ces lieux un bout de la vraie croix, autrement dit une relique importante. A cette époque, l'église était partie d'une abbaye et formait un ensemble bien plus grand qu'il ne l'est actuellement. En réalité, ce que nous voyons aujourd'hui n'est plus qu'un reste du Moyen Age. Les destructions eurent lieu après la révolution française, en 1802, date à laquelle on a abattu quasiment totalement ce vaste ensemble. Subsistent donc seulement la grande tour et le choeur, et le presbytère sur la droite, lui, date du siècle des Lumières.
En pénétrant dans l'église, vous découvrirez quelques objets intéressants: des fresques du 19e siècle, mais surtout des sculptures romanes qui présentent un saisissant contrsate par leur simplicité. Du point de vue architectural, l'ensemble avait été "modernisé" dès le Moyen Age, passant du roman au gothique. L'Eglise de Saint Germain des près s'insère dans ce quartier chic et touristique, à deux pas de la place de Furtensberg où vous trouvez le Musée Delacroix mais aussi la boutique de décoration Flamant où l'on déjeune de façon délicieuse.
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Sculptures en plein air à Mont-de-Marsan
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Les amoureux de la sculpture des années 30 connaissent bien le musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan. Bientôt, à partir du 6 octobre, la ville propose une nouvelle édition de la manifesation Sculptures 7 qui mélange les genres : sculptures et paysages. De quoi s'agit-il exactement? Il s'agit d'une superbe initiative qui sort les sculptures des musées et des ateliers pour les placer, temporairement, à l'air libre. Ce n'est pas la première fois que la ville organise ce genre de manifestations. Cette fois, c'est autour du Donjon que les choses se passeront. La mise en scène dure jusqu'au 4 novembre. La ville invite des plasticiens contemporains, entretenant un rapport avec le paysage, à se manifester. Parmi eux cette année, on retrouve Christophe Doucet, Jean-Jacques Ducasse ou François Vergier.
Françoise Vergier est une artiste dont l'oeuvre correspond tout à fait au thème de l'exposition de Mont-de-Marsan. On se souvient en effet qu'elle avait fait parler d'elle à Nimes en 2004 avec Le paysage, le foyer, le giron et le champ, une exposition au Carré d'art. Autre chose, à l'occasion de cette manifestation, la ville a crée un nouvel espace : une ancienne cour de récré transformée en jardin par des élèves de l'Ecole d'architecture. Ou comment mettre le pied à l'étrier à de jeunes talents. C'est à la fois dynamique et très motivant. Il semble que tout ceci préfigure l'importante et future remise en valeur du Musée Despiau-Wlérick, le seul en France qui soit consacré à la sculpture de l'entre-deux-guerres.
Pour mémoire : image, installation de S. Hirakawa à Mont-de-Marsan en 1997
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Roy Lichtenstein, la BD et le Pop art
Par Claire Maingon | (2) Commentaires | Permalink
L'exposition Roy Lichtenstein, qui a eu lieu à la Pinacothèque de Paris, vient de fermer ses portes. Allez, pas de panique, voici une petite leçon de rattrapage pour ceux qui l'auraient loupée. Lichtenstein est une figure du Pop Art américain. Né en 1923 dans une famille de classe moyenne, il arrive à New York au moment où la grosse pomme n'était pas encore ce centre névralgique d'activité artistique que l'on connait. Il devient néanmoins étudiant auprès d'un prof, Sherman, qui lui fait vivre d'importantes expériences visuelles. La base du répertoire de Lichtenstein, très vite, sera les images de la ville et de la société moderne. En particulier les BD. Ce sera sa marque de fabrique, son créneau à lui. On dit que Warhol avait voulu adopter le même parti, mais ayant vu les toiles de Lichtenstein et ne pensant jamais faire aussi bien, il abandonna cette idée.
Les toiles de R.L. sont comme des vignettes de B.D., auxquelles il ajoute un élément important : la bulle qui contient les paroles ou les pensées de ses personnages. Ca a l'air tout simple, comme ça, mais cet ajout donne une dimension supplémentaire à la peinture. Comme si elle décuplait les niveaux de sens et de langage. La femme occupe une place particulière dans son oeuvre. Dévouée à ses tâches ménagères ou héroïne tragique dans un monde trop parfait, sa blondeur est devenue accessoire. Du point de vue technique, Lichtenstein a eu l'inventivité de reproduire les trames formées de points qui composent l'impression mécanique des images. Sauf que lui les peints. Il ira jusqu'à parodier les coups de brosse de ses "amis" expressionnistes abstraits, réalisa des sculptures peintes et de grands décors monumentaux .
A visiter, le site de Lichtenstein Foundation.
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La peinture du far west en France
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
L'Ouest américain fascine...souvenez-vous de l'exposition de photographies inédites organisées au Musée américain de Giverny il y a peu. Et bien maintenant, c'est au tour du Musée des Beaux-Arts de Rouen de nous mener en road trip avec une exposition sur le thème de la conquête de l'ouest. Deux constatations s'imposent : d'une part, le public français connait mal l'art amércain en dehors des grands abstraits de l'Ecole de New York post 1950. D'autre part, c'est une sorte de peinture d'histoire épique, à la sauce américaine, qui permet de considérer avec un autre oeil (comparatif) les grandes machines de Salon de nos maîtres de l'art officiels français de la fin du 19e siècle. Je m'explique, vous pourrez regarder ces grandes toiles de Frederic Remington (1861-1909), le plus célèbres des peintres figuratifs américains de l'époque.
Spécialiste de l'ouest américain, il a immortalisé la vie des cow boys et des indiens. Il a peint de grands déploiements de cavaleries qui égale les chevauchées de notre Meissonnier. Mais bizzarement, ça nous parait moins pompier, plus vivant, moins ringard...tout ça grâce au cinéma et à ses westerns. La plupart des toiles réunies à Rouen sont en provenance de musées américains, donc généralement inconnues du public européen. L'exposition, qui s'intiule La mythologie de l'ouest dans l'art américain, 1830-1840, est présentée jusqu'au 7 janvier 2008. Elle a la vertu de nous transporter hors des frontières et de montrer aussi que la peinture du 19e siècle n'est pas si poussiéreuse que certains la présentent.
Images : deux oeuvres de Remington
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Le rugby dans l'art moderne : Lhote et Delaunay
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
Quoi de plus naturel que de trouver à l'heure de la coupe du monde, dans le sud de la France, une exposition consacrée au thème Le Rugby et l'art moderne? Rien, si ce n'est qu'on l'attendait à Toulouse...et qu'elle nous arrive par Montpellier. La belle affaire. C'est tant mieux, même, puisqu'elle prend place dans le tout beau tout rénové Musée Fabre. L'expo repose sur la confrontation de ce thème dans les oeuvres de deux artistes majeurs de la modernité française dans l'entre-deux-guerres : André Lhote et Robert Delaunay. Tous deux ont apporté une touche de classicisme, un travail sur les couleur et la monumentalité à ce cubisme des années 1910 dont ils sont issus.
J'aime particulièrement le travail d'André Lhote dont nous avions déjà parlé dans un blogart précédent. Grâce à cette exposition innovante sur le thème du rugby, vous pourrez découvrir 15 toiles inédites de l'artiste. Le Rugby est un sport d'équipe qui a beaucoup fasciné les modernes dans ce moment où la société des loisirs était en plein essor. Voyez la toile de Lhote reproduite en illustration, comme elle décompose et retranscrit le mouvement dans une construction ordonnée et géométrique. Comme les couleurs et les éléments, les lignes et les courbes se répondent en harmonie dynamique. On retrouve aussi cela dans l'oeuvre de Marcel Gromaire. Pour le versant historique, je vous laisse consulter le catalogue d'exposition. Mais c'est une exposition qui mérite un petit coup de crochet par Montpellier, ville d'art et d'histoire comme chacun le sait et l'apprécie.
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Le Paris hanté de Jean Michel Berts
Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink
Après l'exposition remarquée et remarquable qu'avait organisé la Bibliothèque historique de la Ville de Paris sur la Commune de 1870, cette institution du Marais propose à partir du 28 septembre une exposition de photographies de Jean-Michel Berts. Comme toujours, le thème est celui de Paris. Sous forme de portraits, ce qui est amusant et intéressant quand on parle de paysages. Berts a littéralement tiré le portrait aux monuments de la capitale. Mais ce n'est pas tant l'aspect documentaire qui retient car, à dire vrai, il est absent de ces prises de vue particulières. Le noir et blanc accentue la force esthétique des architectures (comme cette photographie de l'Institut), donne aux jardins de Paris des aspects de forêts de Blanche Neige, vous savez quand les arbres effrayaient l'innocente avec leurs branches grêles et noires.
On découvre comme le visage d'un Paris hanté, fantomatique, dépeuplé qu'on ne lui connait guère d'habitude. Comme quoi, on peut toujours inventer quelque chose de nuef avec des sujets trop rpidement catalogués comme déjà vus, déjà connus, déjà traités. Les 70 photos noir et blanc de Berts sont là pour prouver que Paris n'a pas livré tous ses secrets. En plus, la magie des grands formats opèrera avec 30 clichés allant jusqu'à 2,70 m. POur terminer, je ne résiste pas à vous livrer cette phrase de l'artiste : "Ma photographie permet de communiquer ce à quoi le monde ressemble, quand on le regarde d'un oeil attentif et comme un enfant, qui regarde pour la première fois".
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Céramiques fin de siècle à Nogent sur Seine
Par Claire Maingon | (0) Commentaires | Permalink
A priori, Fernand Léger n'aurait pas trop aimé l'expo qui vient d'ouvrir à Nogent Sur Seine, dans le gentil musée Dubois-Boucher : celle sur les Céramiques 1900. Purement décoratives, bougeoises, pas franchement à vocation sociale mais plutôt destinées à la seule délectation des maîtresses de maison de bonne famille..C'est l'esprit art nouveau qui déboulait sur les consoles et les dessus de cheminée. Tant pis pour Fernand Léger, et même si ca prend la poussière, car le décoratif a parfois du bon, celui de nous faire voyager dans le temps. Ah 1900, ca devait être quelque chose (remarquez on a dit pareil de l'an 2000 et puis finalement...). Moi, je trouve de toute façon qu'il s'agit de bien beaux objets que nous avons là...et qui sont d'une remarquable virtuosité technique. Et puis, voyez les sources d'inspiration: les danses de Loïs Fuller, première femme a refuser le tutu et à déployer ses voiles comme autant d'ailes papillonnantes. Si ca c'est pas l'esprit de la modernité...fin de siècle.
Beaucoup sont des pièces uniques qui proviennent de la collection Boucher. ON y verra d'ailleurs des éditions en céramique de ce bon maître qui aida tant de jeunes artistes de son époque. Carrier-belleuse, Falguière, Dalou ne seront pas absents. L'expo permet donc de vérifier qu'il n'y eut pas que des sculpteurs petit-bourgeois pour vendre leurs modèles aux manufactures et rejoindre les intérieurs aisés. De Rodin, par exemple, vous admirerez deux vases décorés. Et puis, ce sera une bonne occasion de découvrir ce musée tout à fait charmant, ainsi que son conservateur devoué, M. Piette.
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Le Colisée de Rome, un monument unique
Par Claire Maingon | (10) Commentaires | Permalink
Puisque je passe par Rome, moi la bonne férue d'archéologie antique, comment pourrais-je résister a vous parler un instant du Colisée? C'est un monument qui est plus qu'impressionnant. Plus grand amphéthéâtre de Rome, il porte le nom de Flavien et sa construction avait été ordonnée par l'empereur Vespasien en 70 avant Jésus-Christ. Le visiter est une aventure étonnante car on l'imagine rempli de ses 50.000 spectateurs en liesse venus assiter aux combats mortels d'animaux et de gladiateurs. Finalement, vu les siècles, il est bien conservé. D'ailleurs, il reste un motif de fierté pour les Italiens et les romains, dressé comme un vestige indestructible d'une vieille culture. A deux pas de la Maison dorée de Néron, le Colisée impose au passant sa façade de 50 mètres de haut, ses vôûtes, ses piédestaux.
La première fois que je l'ai vu (le Colisée), j'ai cru défaillir tellement ce monument est spectaculaire. De ce point de vue, Rome regorge de trésors plus incroyables les uns que les autres. Le forum romain m'avait aussi donné le vertige. Il est clair que c'est quelque chose à faire une fois dans sa vie. Mais j'espère que vous n'aurez pas (finalement, je vous le souhaite) d'avoir le syndrôme de Stendhal devant la Rome antique. Sinon, vous pouvez toujours louer Gladiateur en DVD mais franchement Russel Crow n'arrive pas à la cheville des gladiateurs d'autrefois.
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Frédéric Auguste Bartholdi
Par Claire Maingon | (3) Commentaires | Permalink
Bartholdi est présent à Belfort, comme nous le faisions remarquer dans le blogculture, par l'entremise de son célèbre Lion, animal charismatique. Cette sculpture monumentale symbolise la force et la résistance. Elle a été réalisée par le sculpteur entre 1875 et 1880, à l'issue de la guerre franco-prusienne qui s'est soldée par l'annexion à l'Allemagne des provinces d'Alsace-Lorraine. Bartholdi en savait quelque chose, lui qui était né en Alsace en 1834 et participa à cette guerre. Les parisiens n'ignorent pas qu'un autre exemplaire de son lion, en version réduite, est installé au coeur de la place Denfert-Rochereau. Il m'a toujours fortement impressionnée, surtout lorsque j'étais petite fille. D'une façon générale, Bartholdi est l'un des meileurs porte-drapeaux de la sculpture française à l'étranger et on ignore encore généralement trop qu'il fut le créateur de la statue de la Liberté en 1886. Les Américains le savent-ils d'ailleurs? L'intérieur de la statue, vrai tour de force d'ingénirie, est dû à la collboration de Gustave Eiffel.
Encore une fois, Paris n'est pas en reste puisqu'un réplique a été installée près du pont de Bir-Hakeim, à deux pas de la Maison de la Radio. Tout récemment, un autre exemplaire réduit a été installé à Colmar, ville natale de Bartholdi. Vous savez peut-être aussi qu'il est l'auteur de la fontaine sur la place des Terreaux, à Lyon. Elle semble passablement bien abîmée. On le retrouve aussi à Bâle, à Clermont-Ferrand. Tous ces monuments célèbres permettent de mesurer le succès et la notoriété qui fut celle de l'alsacien de son vivant. Ce serait bien qu'un musée parisien lui dédie une grande rétrospective (je ne crois pas que cela ait été fait pour l'instant) afin de montrer sous ce jour plaisant et passionnant la sculpture française du 19e siècle. Pour information, il existe cependant dans la belle ville de Colmar un musée Bartholdi.
La fontaine Bartholdi, à Lyon, source image
Voir aussi : Sculpture
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Arcimboldo et la mystique des saisons
Par Claire Maingon | (1) Commentaires | Permalink
S'il y a vraiment une exposition que j'ai hâte de voir à la rentrée, c'est celle d'Arcimboldo au Musée du Luxembourg. D'habitude, c'est plutôt les impressionnistes et compagnie. Je suis un peu mauvaise langue, c'est surtout que ce musée est réputé pour organiser des expositions à chiffres, qualifiées par quelques langues perfides de plus racoleuses que scientifiques. Mais ce qui compte, c'est quand même de voir des chefs d'oeuvres, non? Franchement, de mémoire de jeune historienne de l'art, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler d'une telle exposition d'Arcimboldo. C'est un maître rare et monter une expo monographique doit tenir de la gageure. Peu d'oeuvres, j'imagine, en mains privées et des frais d'assurance énormes...Bien sûr, tout le monde connait le peintre italien d'origine milanaise car il est célèbre pour ses portraits allégoriques des saisons, que l'on perçoit avec humour mais qui étaient à l'époque de vrais concentrés métaphoriques à plusieurs niveaux de lecture.
J'ignorais pour ma part que Arcimboldo était surnommé le "Léonard de Vinci des Habsbourg" puisqu'il brilla à la cour de Vienne dans ce temps où l'Europe était fédérée par ses têtes couronnées. Il enrichit les cabinets de curiosité de l'Empereur Maximilien II et de Rodolphe II. A l'époque, on était féru d'exotisme, de magie, d'étrangeté. Cela transparait bien dans la peinture presque alchimique d'Arcimboldo. Ses toiles conservent une vraie fraîcheur qui est la marque de son profond talent et de sa personnalité. Les français le connaissent bien car l'une de ses toiles plus célèbres figure au Louvre...elle sera enfin réunie avec ses alter-ego dans une exposition évènement de la fin de l'année 2007. On trouve aussi sur le net des jeux amusants pour les enfants à partir de ses toiles.
Voir aussi : Expositions & Evènements
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