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Un square années 30 dans le 19e

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Parc20de20la20butte20du20chapeau20r Dans le thème de la sculpture des années 30, je vous propose de découvrir aujourd'hui le buffet d'eau du parc de la Butte-du-chapeau-rouge, dans le 19e arrondissement de Paris. Un endroit inconnu de beaucoup de parisiens car c'est assez excentré. On y trouve un beau point de vue sur l'est parisien. Ce parc a été aménagé autour de 1937, date de la grande Exposition Internationale des arts et techniques. C'est de cette époque que date aussi le Palais de Chaillot, le Palais de Tokyo. La décision de sa création est dû à Léon Azéma, un architecte officiel (celui qui conçu "l'horrible" ossuaire de Douaumont) qui était alors architecte de la ville en charge des promenades.

C'est un parc en hauteur car il fut bâti sur une ancienne zone de carrière d'où on extrayait du gypse. Au lieu de vouloir aplanir le tout, les architectes des lieux ont tiré partie du caractère escarpé de la butte, un peu comme au parc des Buttes-Chaumont tout proche. La fontaine dont je vous parlais en introduction est dans un esprit typique des années 30, faite en brique (matériau de prédilection de l'entre-deux-guerres) et soumise aux lois d'une esthétique classique. Le buffet d'eau se développe en cascades (un peu comme au Palais de Chaillot justement). Quel est donc l'artiste qui a réalisé le grand nu féminin qui trône en son milieu? On peut dire que ce n'est pas un grand maître, Raymond Couvègnes, mais sa figure répond bien aux goûts de l'époque. Cette oeuvre avait été commandée justement pour l'exposition internationale. Placée à la porte du boulevard Delessert, elle a trouvé une seconde jeunesse dans ce parc délicieux. Vous y trouverez aussi des oeuvres de Pierre Traverse, sculpteur mieux passé à la postérité mais encore bien ignoré du grand public.

Square

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La radiologie artistique de Von Gombergh

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Goldenlady2 Aujourd'hui se termine à la Maison européenne de la Photographie une exposition de Rodolphe von Gombergh. Ou comment une IRM peut devenir une oeuvre d'art. Personnellement, c'est too much numérique pour moi. Ce photographe, radiologue et plasticien, a eu l'idée d'utiliser les techniques de l'imagerie médicale pour réaliser des portraits un peu étranges. C'est ce qu'il appelle le Virtual Life Art. Je ne suis pas fascinée par le coté ultra science fiction de cette création. Mais je pense que c'est personnel. C'est justement ce qui plairait énormément à d'autres. Car on doit reconnaitre que,techniquement, c'est bluffant. A la frontière entre informatique et cours de science anatomique, vom Gombergh n'est pas un jeune premier. 

L'artiste avait réalisé des clichés fort remarqués, exposés au Musée Guimet, qui donnait à voir l'intérieur des vieilles idôles. Cela avait plus retenu mon attention que les photos du corps humain mais c'est mon coté historienne. J'aime bien les vieux objets. Ceci dit, le travail de Von Gombergh sur la 3e dimension est intéressante, mais aussi sur la 4e. L'idée, c'est peut-être d'effectuer comme un voyage dans le temps ou dans la civilisation, là où se rejoignent l'ancestral et le futur. Je ne sais pas, quelque chose comme ça. C'est ce qui fait la magie certaine de ses clichés.

Voir aussi : Photographie

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Pistoletto et l'arte povera

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Pistoletto_01 Sur la promenade des arts, le Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice accueille en ce moment une exposition consacrée à l'un des chefs de file de l'Arte Povera, Michelangelo Pistoletto (né en 1933). Nous avons déjà parlé dans le Blogart de ce courant d'art contemporain, né dans l'Italie à la fin des années 60. Rapellons qu'il s'inscrit contre la société d'industrialisation. Il ne s'agit pas tant d'une école que d'une attitude, une prise de position quasi politique ou du moins intelectuelle. La posture est assez béliqueuse et pas du tout baba cool si l'on peut dire. Les artistes de l'art povera sont en guerre contre le système. Pistoletto est une acteur important de ce mouvement. L'exposition regroupe près de 70 oeuvres qui permettent de dresser son évolution.

L'artiste est surtout célèbre pour ses tableaux-miroirs, des mises en scène dans lesquels par exemple des miroirs, trop proches les uns des autres, se réfléchissent eux-mêmes en restant parfaitement hermétiques au monde qui les entoure. A la fin des années 60, Pistoletto produira une série d'objets en moins, qui s'inscrit également dans le regard sur les apparences et la valeur relative du réel. Ce qu'il partage avec les autres membres, c'est l'utilisation des matériaux non nobles à la base de la pratique artistique. On trouvera dans cette exposition pas mal aussi de documentaires relatifs à ses performances menées dans les années 80. A voir jusqu'au 4 novembre.

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Hausey-Leplat, un animalier d'un autre genre

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Sans_titrenumrisation01 J.P. Hausey-Leplat est vraiment un artiste talentueux à découvrir. Facile, pour cela vous n'aurez qu'à vous rendre à la galerie Lisette Alibert, place des Vosges jusqu'au 3 octobre. On peut dire de cet artiste qu'il est un animalier d'une genre nouveau, qui ne manque ni d'humour ni d'inventivité, deux ingrédients essentiels dans l'art contemporain. J'ai un faible pour son taureau mais j'aime aussi ses chevaux ou son cochon bleu. Ces animaux très vivants sont réalisés dans de la toile, je n'ai pas le détail de leur fabrication mais ils renouent avec notre imaginaire d'enfant. On a aussi envie de leur planter une aiguille dedans, un peu comme un exorcisme vaudou. Voyez, ca me fait délirer.

L'artiste réalise aussi de vrais mises en scène dans la nature, comme cette armée de cochons fantômes tout à fait drôles. Le mouvement est bien senti, capté, saisi..et retraduit dans cette matière naturelle. La sculpture animalière n'avait pas connu une telle modernité depuis longtemps, depuis Pompon peut-être dans un style différent. On aurait d'ailleurs tendance à donner des qualificatifs plus picturaux que sculpturaux pour parler des oeuvres de Hausey-Leplat. Ses taureaux me font penser aux corridas de Picasso par exemple...autant qu'à la Vache qui rit. Je trouve cette oeuvre vraiment intéressante et j'avais envie de vous la faire découvrir aussi.

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Voir aussi : Sculpture

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Les p'tits Poulbots à Forney

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Poulbot Super chouette moment à passer à la bibliothèque Forney en visitant l'exposition Poulbot. On connait tous ses dessins des petits gavroches de Paris, lé béret sur l'oeil mutin, les bras potelés. Ils sont devenus un symbole de Montmartre. Mais c'est vrai que l'on a pas tant que cela rendu hommage à leur créateur. Considéré comme un illustateur, Francisque Poulbot a effectivement beaucoup travaillé pour la publicité dans les années de l'entre-deux-guerres. Il a réalisé des affiches pour les chocolats Meunier par exemple. Mais il s'est aussi engagé pour des causes plus graves comme les orphelins de guerre laissés seuls par l'horrible carnage de 14-18.

C'est tout cela que l'exposition offre de découvrir, c'est finalement une autre façon d'apprendre l'histoire. Et de voir qu'il n'y a pas que miévrerie dans ces petits bonshommes de Poulbot qui ont été, bien après sa mort en 1946, repris et galvaudés, transformés en objets pour touristes. Mais ce n'était pas l'esprit qui avait présidé eà leur création. Vous découvrirez à l'exposition 130 affiches magnifiques et toujours très fraîches.

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Le verre photographié et exposé à Mougins

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Verreglassbottlesbouteillesdeverre Encore un musée que je découvre et dont la programmation a l'air bien intéressante : le Musée de la photographie à Mougins, sur la côte d'Azur. L'évènement du moment s'intitule Ni verre ni sage, et présente le travail de 27 photographes sur le thème du verre dans tous ses états. Le verre est un matériau aussi usuel qu'artistique, on vit avec lui et on l'utilise tous les jours. Fascinant par sa transparence, dangeureux parfois, le verre est intimement lié à l'évolution de la photographie. Autrefois, on utilisait des plaques de verre et non des films souples négatifs comme aujourd'hui. Le verre, c'est aussi l'histoire de la table, l'art de la gastronomie et du vin.

Parmi les phtographes préséntés, on trouve des talents très diversifiés dont Yves Hayat. Son travail revisite souvent les grands maîtres du passé et interroge le visage à la lumière du rêve. Mais la plupart des photographes participant ne sont particulièrement connus. Ils représentent donc des talents à découvrir. Marie Amar est une artiste vraiment intéressante, qui se présente comme une exploratrice de l'éphémère. Elle a déjà expose des photographies tout à fait remarquables à Valenciennes en 2005. Nous la retrouverons avec plaisir à Mougins cette année.

Amar_main Une photgraphie de Marie Amar

Voir aussi : Photographie

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Un zénith tout moderne à Limoges

Par Claire Maingon | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Decouvrirlimogescontentpicture03__2 Le zénith de Limoges est un bâtiment de construction moderne, dernier cri. Il est un symbole de ce que l'on nomme l'architecture écolo. Implanté l'orée du bois de la Bastide, il a été conçu par les architectes Bernard Tschumi et Véronique Descharrières après celui de Rouen. Cette grande salle de spectacles à été inaugurée en mars dernier par un concert de Polnareff. Elle contient 6000 places et tout, ici, va dans le sens du développement durable. C'est à dire que le bois est notamment à la base des matériaux de construction. De fait, l'harmonie du bâtiment est en phase avec sa situation quasi forestière. Je trouve qu'il s'agit d'un beau bâtiment, de facture aérienne et légère comme un papier de soir. D'autres le traiteront d'ovni à cause de sa forme arrondie et évanescente.

Hormis l'aspect architcetural, je ne résiste pas à vous donner les grandes dates prévues pour la fin de l'année (selon les goûts) : spectacles de Bigard, Zazie, Aznavour, Vanessa Paradis, Superbus... La salle a été pensée de façon à ce qu'il n'y ait pas de mauvaises places (genre derrière un gros poteau). Le confort acoustique est optimal, et le parcours a été imaginé pour faciliter la circulation des foules.

Voir aussi : Architecture

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Baselitz, un Allemand à Londres

Par Claire Maingon | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Baselitz1 Voila que la Royal Academy de Londres organise une grande rétrospective de l'oeuvre de Baselitz, un peintre que l'on aime ou qu'on déteste. Né en Saxe en 1938, il est l'un des peintres les plus célèbres de l'Allemagne contemporaine. Une tête chercheuse. Parmi ses toiles les toiles les plus connues, son invetion des "têtes en bas", autrement dit des personnages représentés têtes-bêches avec nous. Tout est confusion dans son univers violent et coloré, presque bruyant : monde réel et inconscient, figures abstraites et visages, légèreté et pesanteur dramatique ou sanglante. L'artiste avait commencé par un parcours classique à l'Ecole des Beaux-Arts de Berlin-Est. Mais son oeuvre est rapidement marquée par cette césure propre à l'Allemagne de son temps, un étrange sentiment d'exclusion.

L'intérêt de cette exposition est aussi de montrer un grand nombre d'aquarelles, de gravures et de sculptures à coté des peintures. Afin de nous plonger plus complètement dans son univers. En plus, les conservateurs sont parvenus à réunir des oeuvres provenant de très nombreuses collections privées donc généralement invisibles du grand public. A voir cet hiver dans la capitale british, jusqu'au 9 décembre.

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Bukowski: journal, souvenirs et poèmes

Par Joest Jonathan Ouaknine | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Bukowski_1 Ca faisait quelques temps que je n'avais pas posté de critique littéraire. Et pour cause, je m'attaquais aux 1524 pages de ce livre de Bukowski. Car moi, contrairement à nombre de critiques, je lis les livres dont je parle! Cet écrivain Américain est mort en 1994, mais cette compilation n'est sortie que cette année. Le principal reproche tient à sa taille: on ne s'ennuie pas durant ces 1524 pages, mais cette épaisseur risque de décourager le lecteur lambda pour n'intéresser qu'aux étudiants en quête de bons mots pour un mémoire.

Comme son nom l'indique, c'est une compilation de poèmes, d'édito réalisés pour Open City, d'extraits de son journal intime et d'un roman sur son enfance. Autant, dire que tout est largement autobiographique, même s'il s'exprime souvent à travers son double, Chinaski. Bukowski était un nihiliste, un misanthrope, il ne s'embarassait pas de tournures pompeuses et adorait visiblement choquer le lecteur. Autant dire que ceux qui ne lisent que Marc Levy et Alexandre Jardin vont sauter au plafond.

On débute à la fin des années 60, la quarantaine bien sonnée, Bukowski est enfin payé pour écrire. Il nous raconte avec humour et dans un langage cru ses années de galère, pour le journal Open City.
Puis, on saute dans les années 30, où l'on suit un Bukowski qui a quitté son Allemagne natale pour le Los Angeles de la grande dépression. On n'est pas loin du Mort à crédit de Céline (un des écrivains préférés de Bukowski.) C'est aussi l'occasion de retrouver un L.A. qui a disparu, où il y a des tramways et des carioles à cheval.
Ensuite, on glisse lentement vers les années 80, à travers des poèmes et de courtes nouvelles. L'écrivain maudit, qui se clochardisait plus ou moins volontairement, devient un auteur à succès.
Enfin, on termine par son journal intime, au début des années 90, illustré par Robert Crumb. C'est à mon sens le passage le moins intéressant: même s'il s'en défend, le dernier Bukowski s'est embourgeoisé. Les histoires d'ivrognes et de prostitués ont laissé place à des compte rendus de journées à l'hippodrome. Néanmoins, alors qu'on était persuadé depuis le début que l'auteur est un fainéant, on découvre un acharné du travail.

Bref, si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi les 700 livres de la rentrée, achetez ce recueil de Bukowski!

Voir aussi : ActuArt

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Une statue ratée de Mandela dans Londres

Par Claire Maingon | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Nmandela130 Franchement, c'est assez désolant de voir la statue érigée à Londres en l'honneur de Nelson Mandela..Non pas que l'idée soit mauvaise, bien sûr, mais c'est juste que l'oeuvre est assez médiocre. C'est pas pour critiquer, mais, ça manque tout de même de quelque chose d'innovant, d'actuel, de percutant. Quand on songe à l'existence de brillants artistes, jeunes et inventifs, je trouve ça dingue que la commande publique soit encore cadenassée de la sorte par les conventions du portrait officiel. Je n'ai rien contre son auteur, Ian Walters. Même si les dimensions sont colossales (un bronze de 2,7 mètres), vous conviendrez de l'aspect complètement fade de cette effigie (sans vouloir jouer les mauvaises langues, ca vaut bien le De Gaulle de Cardot près du Grand Palais). Ce n'est pas tant le problème du figuratif que celui de la vacuité. Mettez là en comparaison du Balzac de Rodin, et là vous verrez la différence.

Le Balzac, qui est une oeuvre majestueuse et puissament symbolique, dépasse le simple portrait pour livrer une image mentale du grand homme. D'ailleurs, à l'époque, personne n'avait voulu de cette oeuvre trop hors normes. Ici, ce n'est point le cas. On a l'impression de voir Mandela prêcher, statique, rabougri et grimaçant. Autre chose de cocasse, la statue a été dressée dans Parliament square, aux cotés des statues de Chruchill, Disraeli et du 1e ministre afrikaner Jan Smuts...cherchez l'erreur. Le choix de l'emplacement, au départ prévu à Trafalgar Square, a donné lieu à toutes sortes de débats outre-manche. Comme quoi, en matière de statue commémorative, y a encore à faire pour imposer une idée de la modernité dans la ville.

Rodin_balzac Le Balzac de Rodin

Voir aussi : ActuArt | Sculpture

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