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Bukowski: journal, souvenirs et poèmes
Par Joest Jonathan Ouaknine le 25 septembre 2007 | (4) Commentaires | Permalink
Ca faisait quelques temps que je n'avais pas posté de critique littéraire. Et pour cause, je m'attaquais aux 1524 pages de ce livre de Bukowski. Car moi, contrairement à nombre de critiques, je lis les livres dont je parle! Cet écrivain Américain est mort en 1994, mais cette compilation n'est sortie que cette année. Le principal reproche tient à sa taille: on ne s'ennuie pas durant ces 1524 pages, mais cette épaisseur risque de décourager le lecteur lambda pour n'intéresser qu'aux étudiants en quête de bons mots pour un mémoire.
Comme son nom l'indique, c'est une compilation de poèmes, d'édito réalisés pour Open City, d'extraits de son journal intime et d'un roman sur son enfance. Autant, dire que tout est largement autobiographique, même s'il s'exprime souvent à travers son double, Chinaski. Bukowski était un nihiliste, un misanthrope, il ne s'embarassait pas de tournures pompeuses et adorait visiblement choquer le lecteur. Autant dire que ceux qui ne lisent que Marc Levy et Alexandre Jardin vont sauter au plafond.
On débute à la fin des années 60, la quarantaine bien sonnée, Bukowski est enfin payé pour écrire. Il nous raconte avec humour et dans un langage cru ses années de galère, pour le journal Open City.
Puis, on saute dans les années 30, où l'on suit un Bukowski qui a quitté son Allemagne natale pour le Los Angeles de la grande dépression. On n'est pas loin du Mort à crédit de Céline (un des écrivains préférés de Bukowski.) C'est aussi l'occasion de retrouver un L.A. qui a disparu, où il y a des tramways et des carioles à cheval.
Ensuite, on glisse lentement vers les années 80, à travers des poèmes et de courtes nouvelles. L'écrivain maudit, qui se clochardisait plus ou moins volontairement, devient un auteur à succès.
Enfin, on termine par son journal intime, au début des années 90, illustré par Robert Crumb. C'est à mon sens le passage le moins intéressant: même s'il s'en défend, le dernier Bukowski s'est embourgeoisé. Les histoires d'ivrognes et de prostitués ont laissé place à des compte rendus de journées à l'hippodrome. Néanmoins, alors qu'on était persuadé depuis le début que l'auteur est un fainéant, on découvre un acharné du travail.
Bref, si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi les 700 livres de la rentrée, achetez ce recueil de Bukowski!
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Commentaires
Rédigé par : | 26 sep 2007 11:37:19
J'ai toujours des sentiments partagés quand je lis Bukowski..Je ne sais pas si j'aime ou si je déteste
Rédigé par : Pierre | 13 déc 2007 20:05:54
Pour ma part, ayant lu beaucoup de ce qu'on pouvait trouver comme traduction du bonhomme, j'aurais bien aimé que la critique soit plus précise par rapport à ce que contient cette édition. Par exemple, lorsqu'on a lu les quelques recueils de poêmes publiés en français, et qu'on sait que ça été longtemps le plus gros de son travail, (enfin, "on") bref, je me demandais si cette édition était plus complète à ce niveau que ce qu'on avait jusqu'ici...
Rédigé par : DoxexineeTren | 5 avr 2009 09:45:44
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