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Le sens de « l’histoire Hélion » (2/3)

Par Louis Asselin le 30 avril 2005 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Mannequineriedor Après-guerre, Hélion a donc eu le courage de défier l’abstraction alors qu’il aurait pu s’y faire une place en or. Il ne s'est pas embourgeoisé dans l'art abstrait. Tout est logique dans l’histoire Hélion : après les hécatombes de la guerre, pourquoi aurait-il remis debout ses figures tombées ?

Hélion s’est réveillé des formes du silence et a trouvé la figuration au bout de l’abstraction.

La Mannequinerie d’or, peinte en 1951, est fidèle à sa Figure Tombée (voir visuel note 1/3) : ses mannequins policés sont issus d'un après guerre à l’optimisme forcé et représentent le pendant de leurs ascendants - les cônes et cylindres- d'avant guerre.

Le « gisant » - nouveau tombé- est un désespéré des utopies collectives. Il symbolise la vie réelle face au huit clos artificiel d’hommes parfaits et irréels isolés derrière les vitres de leur… galerie.

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