Cheval mécanique
Par Claire Maingon
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Peut-on classer dans nos animaliers Raymond Duchamp-Villon, le frère de Marcel Duchamp et de Jacques Villon ? Ben oui, il est l'auteur d'un cheval, non? Un Cheval Majeur. Sur que c'est assez étonnant comme représentation animalière, mais cela mérite réflexion. Bon déjà, on pourra argumenter en disant que Raymond fut un excellent cavalier, avant de perdre trop rapidement la vie au cours de la Grande Guerre. Du coup, ce Cheval est resté son oeuvre la plus emblématique. Elle donne, bien entendu, un sentiment de dynamisme cubisant, de projection vers le mouvement. Mais surtout, ce cheval apparait comme une forme de machine, nouant par là des résonances avec le futurisme italien. J'aime beaucoup cette oeuvre qui n'est pas tant, finalement, l'image d'un cheval que l'utilisation symbolique de la fonction et de la force chevaline comme évocation de l'ère moderne.
Image : Tate, London
Voir aussi : Sculpture
J'aime Memling
Par Claire Maingon
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Hans Memling est un peintre fascinant, n'est-ce pas? Cet artiste à l'expression étrange, car elle nous est lointaine, est né en Allemagne en 1440. Mais c'est à Bruges qu'il fit sa carrière, après s'être établi comme de juste dans le quartier des peintres. C'était un peintre très réputé en son temps dans l'ensemble des Pays-Bas, et bien sûr en Italie où sa notoriété a dépassé sa disparition, en 1494. On peut dire de Memling, sans aucun doute, qu'il représente le dernier des grands primitifs flamands. Il fut fortement influencé par l'art de Van Eyck, mais tout cela mâtiné de ses propres influences régionales. L'artiste, comme ceux de ces générations, peignait généralement sur bois. Et, naturellement, ses prédilections allaient vers les scènes religieuses, rapport aux commandes de l'église.
Voir aussi : Histoire de l'art
L'art contemporain prend ses quartiers à Rennes
Par Claire Maingon
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A partir du 16 mai a lieu une grande biennale, celle des Ateliers de Rennes. Ca change des capitales, mais cela n'empêche pas la présence de noms importants de l'art contemporain. Notamment le photographe Jean Luc Moulène, un artiste dont nous avons déjà parlé dans le blogart. Quelle est la spécificité de cette biennale? Le rapport qu'elle tisse entre l'art contemporain et le monde de l'entreprise. Le mécénat, quoi? Il est vrai que les jeunes artistes doivent beaucoup de leurs subventions et subsistances aux grosses boîtes, plutôt qu'aux pouvoirs publics. Renversement des valeurs qui est en marche depuis quelques décennies maintenant. Cettepremière biennale de Rennes porte l'intitulé de Valeurs croisées, un rien consensuel. Vous pourrez y découvrir les oeuvres d'une soixantaine de plasticiens français et européens: Vimouth, Julien Préveux ou encore Charles Mazé.
Voir aussi : Actualité
L'animal Martel
Par Claire Maingon
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Poursuivons notre amusante série sur les sculpteur animaliers, mais cette fois-ci pour nous plonger au coeur des années 1930. Voyez ce drôle de zozio, c'est une oeuvre es frères Martel. Très art déco, me direz-vous. On ne vous contredira pas. Les frères Martel étaient des jumeaux, Jan et Joël. D'ailleurs, ils sont morts à quelques jours d'écart, en 1966. L'art animalier ne représente en réalité qu'une facette de leur grand talent. Ils ont notamment été les auteurs de monuments commémoratifs de la grande guerre très audacieux sur le plan des formes, dans ce genre qui s'imposait plutôt par son académisme un peu rébarbatif. Ce qui est assez génial, je trouve, c'est ce mélange très réussi entre nauralisme et cubisme, le travail sur la synthèse des lignes et l'architecture des formes.
Voir aussi : Sculpture
L'atelier de Montrouge
Par Claire Maingon
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L'exposition vient de se clôturer. J'espère que vous ne l'avez pas raté. Ca se passait à la cité de l'Architecture et du Patrimoine, au Palais de Chaillot : L'atelier de Montrouge, la modernité à l'oeuvre (1958-1981). Allez, on vous en veut pas. Petite séance de rattrapage. L'atelier de Montrouge, c'est un atelier associatif qui a donc été crée à la toute fin des années 1950. Il a été formé principalement par trois architectes : Pierre Riboulet, Jean-Louis Véret et Jean-Renaudie. L'équipe, très soudée à ses débuts, a été fortement engagée dans les dabâts politiques et socieaux de son temps. Selon elle, l'architecture devait être un travail collectif, visant à renouveler les téhories de l'architecture contemporaine. La question de l'habitat, mêlée à la question sociale et individuelle, était au coeur de leurs préoccupations.
Voir aussi : Architecture
François Pompon, animalier moderne
Par Claire Maingon
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Revenons à notre belle série sur les sculpteurs animaliers. Je voudrais revenir sur un talent dont nous avons déjà parlé dans d'autres contextes. Celui de François Pompon. Peinte originaire de la côte d'Or, il fait ce lien entre le 19e siècle (marqué par le naturalisme dans la représentation animalière) et l'ére de la sculpture moderne. Pompon fut l'un des praticiens de Rodin, et comme lui, il avait un physique d'artisan. On a peine à croir que sont sorties de ses mains des formes aussi épurées et audacieuses que l'Ours Blanc, son oeuvre emblématique et qui fut le clou du Salon d'Automne de 1922. Ainsi Pompon n'a rencontré la notoriété qu'à un âge bien tardif, plus de la soixantaine. Ce qui motivait le sculpteur, qui prenait lui aussi ses modèles au Jardin des plantes, n'était pas de faire une étude réaliste mais de saisir l'essence du mouvement.
Voir aussi : Sculpture
Maitre Rogier
Par Claire Maingon
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Personnellement, je suis toujours fascinée par les portraits anciens de la Renaissance flamande. Tellement énigmatiques, on ne sait jamais si on est devant des personnages de cristal, des êtres un peu surnaturels ou des vivants. Le traitement des visages est tellement illusionniste, les peux si cristalines que cela confond. C'est ce que le ressens quand je regarde les toiles de Rogier Van der Weyden, un artiste du 15e siècle qui fut un peintre officiel de la ville de Bruxelles. Bien sûr, il oeuvra pour les grandes noblesses européennes, et notamment la dynastie des Bourguignons ou encore les grandes familles italiennes. On lui doit notamment ce beau portrait d'homme, celui de Philippe Le Bon. Né à Tournai, van der Weyden fut appellé "Maitre Rogier", rapport à son prénom et à sa renommée.
Voir aussi : Histoire de l'art
La figuration narrative?! Yes.
Par Claire Maingon
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J'ai visité cette après-midi l'exposition des galeries Nationales du grand Palais. Pas celle sur Marie-Antoinette, non, l'autre. Celle consacrée à la Figuration narrative, 1962-1972. Je dois dire que les critiques n'étaient pas très engageantes. Un contenu supposé pauvre, un parcours mal fait, des oeuvres de moyenne qualité. Eh bien, je ne partage pas du tout cette opinion. J'ai trouvé cette exposition très bien conçue, actuelle, et reposante...c'était peut-être lié au fait que les visiteurs ne s'y pressent pas bicause la figuration narrative, c'est a priori pas très vendeur pour la RMN. Et bien, je ne sais qui l'on doit féliciter pour ce petit risque, mais c'est une réalité. Ca change des expos à gros business dont on nous gave toute l'année. Et cela fait du bien.
Voir aussi : ActuArt
Serra, serra pas?
Par Claire Maingon
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Je sors tout bonnement du Grand Palais qui ouvrira ses portes dès demain pour présenter sa Monumenta. L'invité, cette année, est l'artiste américain internationalement célèbre Richard Serra. Monumental, pour une monumenta, on n'en attendait pas moins. Surtout de la part de ce sculpteur du gigantesque, qui travaille depuis plusieurs décennies un matériau spécifique : l'acier. On se souvient bien sûr de la polémique qui avait entouré, en 1983, l'installation de Clara Clara au jardin des Tuileries. Il s'agissait de deux grandes plaques d'acier, arrondies, qui créaient une sorte d'espace en courbes à la limite du déséquilibre. C'est ça qui est bon, avec Serra, cette impression que nous sommes sur la Grande Roue. Ca donne le vertige.
Voir aussi : ActuArt
Quand Barye rugit...Delacroix n'est pas loin
Par Claire Maingon
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Allez tiens, je propose une petite série sur la sculpture animalière. C'est un beau sujet, mais qui demeure finalement relativement méconnu. On a coutume, c'est vrai, d'associer les sculptures animalières à de petits sujets décoratifs, bons à poser sur un rebord de cheminée. Il est juste qu'au 19e siècle, les fondeurs et éditeurs d'art ont beaucoup réalisé de ces ornements, à partir d'oeuvres de Barye ou de Mène. On trouve encore facilement dans les ventes publiques des bronzes de ces deux artistes, dans des fontes d'édition anciennes généralement sorties des fonderies Hébrard. Je voudrais revenir un instant sur ce Lion et le serpent de Barye. Quelle violence, on est bien ici dans l'esprit du romantisme des années 1830. Que d'aucuns appellent la Révolte.
Voir aussi : Sculpture

